Le monde académique congolais pleure l’un de ses plus grands bâtisseurs. Le Professeur Paul Malembe Tamandiak, figure emblématique de l’enseignement supérieur et père fondateur de l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information (ISTI), devenu IFASIC puis UNISIC, est décédé ce lundi 1er septembre 2025.
Le rêve d’un visionnaire devenu institution
Dès les années 1960, Paul Malembe Tamandiak a semé les premières graines de ce qui allait devenir le cœur battant de la formation en journalisme et communication en RDC. Son rêve se concrétise en 1973 avec la création de l’ISTI, une première dans un pays où les métiers de l’information manquaient encore d’ancrage académique structuré.
Sous sa houlette, l’ISTI ouvre ses portes le 29 octobre 1973, donnant naissance à une lignée de communicateurs, journalistes, chercheurs et cadres de haut niveau.
De l’ISTI à l’UNISIC, l’œuvre d’une vie
Son combat pour l’élévation des métiers de la communication au rang de sciences universitaires porte ses fruits. L’ISTI devient IFASIC en 1997, avec l’introduction des cycles de licence, master et doctorat. Paul Malembe en devient le tout premier recteur, incarnant à lui seul l’âme et la vision de l’institution.
La dernière mutation, celle de l’IFASIC en UNISIC, officialisée en 2024 par l’arrêté ministériel n°066, consacre définitivement la grandeur de son œuvre.
Un héritage vivant
Aujourd’hui, l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC) reste l’un des fleurons de l’enseignement supérieur en RDC. Elle forme chaque année des centaines de jeunes Congolais porteurs d’une vision moderne et responsable de l’information.
Un hommage national mérité
La disparition du professeur Malembe Tamandiak est un moment de deuil, mais aussi de célébration d’un héritage intellectuel et institutionnel exceptionnel. Universitaires, journalistes, anciens étudiants et autorités lui rendent hommage pour avoir été, non seulement un fondateur, mais un véritable père spirituel pour toute une génération.
Il s’en va, mais son nom reste gravé dans les murs et les mémoires de l’UNISIC.
Tabitha-Tifanny Moseka


