Ce n’est ni un séminaire, ni une retraite paisible. C’est une mobilisation d’urgence. Ce dimanche 24 août, l’hôtel Vénus Village, niché dans la commune de la N’sele, s’est transformé en centre névralgique de la République. Le ministre du Budget, Adolphe Muzito, y a débarqué en personne, accompagné de son vice-ministre Elysée Bokumwana et du secrétaire général Pierrot Nke. Objectif : superviser les travaux d’élaboration du projet de loi de finances 2026. Et surtout, s’assurer que le mot d’ordre soit respecté : produire un budget de combat.
Un budget sous tension, une équipe sous pression
Près de cent experts économico-financiers, issus des différentes directions du ministère, sont internés sur le site. Pas pour se reposer, mais pour affronter les chiffres, les projections, les arbitrages. L’ambiance est studieuse, presque militaire. Chaque document compte. Chaque ligne budgétaire est scrutée. Car le défi est double : livrer un budget à la fois ambitieux et dans les délais constitutionnels.
Bokumwana : “Nous préparons un budget de développement, social et d’investissement”
Prenant la parole devant les équipes, le vice-ministre Bokumwana a martelé la ligne du gouvernement : “Ce budget ne sera pas une reconduction. Il sera une rupture. Un outil de développement, un levier social, un moteur d’investissement.” Le ton est donné. Le budget 2026 devra porter les ambitions d’un État qui veut se réconcilier avec ses promesses.
L’avant-projet de loi de finances ne se limite pas à un texte principal. Il est accompagné de douze documents annexes, d’un exposé des motifs, d’une partie dispositive détaillée article par article, et d’une note stratégique destinée au Vice-Premier ministre. Une construction technique, mais aussi politique. Car chaque annexe raconte une bataille : celle des priorités, des arbitrages, des urgences nationales.
Le gouvernement veut éviter les retards qui ont souvent plombé les exercices précédents. “Nous sommes dans la dynamique de présenter le budget à temps”, insiste Bokumwana. Le respect du calendrier est devenu un enjeu symbolique : prouver que l’État peut planifier, anticiper, livrer.
Ce qu’il faut retenir :
– L’hôtel Vénus Village devient le centre opérationnel du budget 2026.
– Le gouvernement promet un budget de rupture, axé sur le social et l’investissement.
– Une centaine d’experts mobilisés pour finaliser douze documents clés.
– Le respect du délai constitutionnel devient un test de crédibilité institutionnelle.
Merveille Maleya


