La scène médiatique congolaise est secouée par une interpellation jugée arbitraire et inquiétante. La journaliste Glody Ndaya, Directrice générale du média Eventrdc.com, a passé sa deuxième nuit en détention au parquet général de Kinshasa-Gombe, sans convocation formelle ni fondement juridique clair.
Il lui serait reproché d’avoir dirigé un média qui a relayé une enquête dénonçant le trafic présumé de traitements anticancer normalement gratuits, rendus monnayables par certains professionnels de santé. Pourtant, Glody Ndaya n’est ni l’auteure de l’enquête, ni directrice de publication. Son arrestation, qualifiée d’enlèvement administratif, heurte profondément les principes d’un État de droit.
L’enquête en question, titrée « RDC – Enquête exclusive : Le docteur Vincent Lokonga, un faux sauveur qui tue à petit feu », met en lumière des pratiques inacceptables dans le système de santé publique. Plutôt que de s’attaquer aux faits, les autorités semblent cibler le messager.
L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), ainsi que d’autres organisations de défense de la presse, dénoncent une grave atteinte à la liberté d’expression et appellent à la libération immédiate de la journaliste.
Les voix de la solidarité doivent se lever, en RDC comme à l’international, pour que Glody Ndaya retrouve sa liberté et sa rédaction. Car une presse libre ne peut être tenue en cage sans menacer toute la démocratie.
Tabitha-Tifanny Moseka


