Résultats falsifiés à l’Examen d’État 2025 : Raïssa Malu, l’illusion de la performance

Résultats falsifiés à l’Examen d’État 2025 : Raïssa Malu, l’illusion de la performance

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En République démocratique du Congo, l’Examen d’État est censé incarner la rigueur, la transparence et l’égalité des chances. En 2025, il devient le théâtre d’une falsification d’État. Deux jours après la fin des épreuves, le ministère de l’Éducation nationale publie des résultats manifestement fabriqués, court-circuitant toutes les étapes techniques requises. Une mise en scène politique déguisée en prouesse administrative.

Le calendrier officiel du processus de correction est connu :
– Acheminement des malles vers le Centre national de correction
– Affichage des listes d’agents de dépouillement
– Vérification des procès-verbaux pour détecter les fraudes
– Scannage des items
– Correction (cette année, assistée par IA)
– Délibération du Jury national
– Transmission des résultats aux opérateurs

Or, à ce jour, aucune de ces étapes n’a été validée publiquement. Les bulletins ne sont pas distribués, les E-13 ne sont pas acheminés, les malles arrivent au compte-gouttes. Pourtant, les résultats sont publiés. Officiels. Définitifs. Cette cadence n’est pas une prouesse : c’est une fraude.

Le scandale ne repose pas sur des soupçons, mais sur des faits vérifiables. Exemple : le code 73, attribué à la province du Tanganyika, se retrouve associé à un lauréat du Kasaï-Oriental, inscrit au Lycée Musungula. Une erreur technique ? Non. Une falsification délibérée, révélatrice d’un système qui ne cherche plus à évaluer, mais à impressionner.

La ministre Raïssa Malu ne cherche pas à réformer : elle cherche à séduire. À la veille de la formation du nouveau gouvernement, cette publication précipitée ressemble à une opération de communication. En exhibant des résultats “miraculeusement” rapides, elle tente de prouver sa maîtrise du secteur, de verrouiller sa place dans le prochain exécutif, et de détourner l’attention du président Tshisekedi.

Mais cette stratégie repose sur une illusion. Derrière le vernis technologique — correction par IA, diplômes sécurisés par blockchain — le fond reste inchangé : opacité institutionnelle, mépris des procédures, et instrumentalisation politique de l’éducation.

Ce scandale ne concerne pas uniquement des chiffres. Il touche à la légitimité même du système éducatif congolais.
– Quand les résultats sont falsifiés, l’évaluation perd son sens.
– Quand les procédures sont ignorées, la méritocratie s’effondre.
– Quand l’éducation devient un outil de diversion politique, c’est l’État qui se discrédite.

La Première Ministre ne peut rester silencieuse. Il ne s’agit plus de corriger une erreur, mais de restaurer la confiance publique.
– Suspension immédiate des résultats publiés
– Audit indépendant du processus de correction
– Publication transparente des étapes suivies
– Révision du calendrier et des procédures

L’avenir de milliers de jeunes est en jeu. Et avec lui, la crédibilité d’un État qui ne peut plus se permettre de confondre vitesse et vérité, technologie et transparence, communication et justice.

La Transparence

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