Le football congolais vient de prendre un coup de frein brutal. La FECOFA, déjà fragilisée par des années de turbulences internes, suspend son processus électoral. Non pas par choix, mais par contrainte : ses comptes bancaires sont gelés, ses marges de manœuvre réduites à néant. En toile de fond, un contrat oublié, un partenaire lésé, et une justice qui tranche.
Tout commence en 2019. La FECOFA signe un contrat avec O’Neills Irish International Sports Company Limited, fournisseur d’équipements sportifs. Le deal tourne court. En 2023, la société irlandaise engage des poursuites. Résultat : les comptes de la fédération sont saisis. Plus de paiements, plus d’opérations, plus de souffle.
> « Sur recommandation de la FIFA et de la CAF, la publication de la feuille de route électorale est suspendue », annonce le communiqué signé par les commissions électorales, de recours et le Comité de Normalisation (CONOR).
Les élections prévues pour les trois Ligues nationales et le Comité exécutif sont gelées. Aucun calendrier, aucun financement, aucune perspective. La FECOFA est désormais incapable de gérer ses affaires, même les plus urgentes.
> « Sans accès à ses comptes, la fédération ne peut effectuer aucune opération financière », précise le document.
La saison 2025-2026 s’ouvre dans l’incertitude. Comment organiser les compétitions ? Comment soutenir les clubs ? Comment garantir la continuité du jeu ? Derrière les coulisses juridiques, c’est toute une communauté sportive qui retient son souffle.
Ce blocage révèle plus qu’un simple litige : il expose les failles de gouvernance, les fragilités contractuelles, et l’absence de mécanismes de prévention. La FECOFA, censée incarner la régulation du football national, se retrouve otage d’un différend commercial mal géré.
Merveille Maleya


