Le décor était posé : une salle pleine, des visages tendus, et au centre, une voix qui tranche. Celle du président Félix Tshisekedi, venu rappeler à l’Union sacrée que l’heure n’est plus aux rivalités, mais à la reconstruction.
« Fini les querelles. On avance. »
Le ton est donné. Ce samedi, l’autorité de référence n’a pas cherché à ménager les sensibilités. Il a parlé d’ordre, de responsabilité, et surtout d’un impératif : remettre la machine politique en marche.
Première décision : une commission spéciale sera installée dès demain à 11h pour revoir certains articles de la charte de l’Union sacrée.
Délai serré : le rapport est attendu dimanche prochain.
Congrès extraordinaire : convoqué par le président fin août, il devrait acter les nouvelles bases de la coalition.
La restructuration de l’exécutif est imminente. Félix Tshisekedi et Judith Suminwa ont bouclé la nouvelle architecture du gouvernement :
– Réduction du nombre de ministres : de 47 à 45.
– Judith Suminwa reconduite comme Première ministre.
– Message du président : « Que ceux qui ne seront pas nommés prêtent mains fortes au prochain gouvernement. »
Un appel à la loyauté, mais aussi à la maturité politique.
La rencontre a permis à chacun de s’exprimer. Les échanges ont été sans filtre, parfois vifs, mais portés par une volonté commune : éviter l’implosion.
Le président, lui, a joué la carte de la fermeté stratégique. Pas de compromis sur la ligne, mais une main tendue à ceux prêts à suivre.
En filigrane, une question demeure : l’Union sacrée peut-elle se réinventer sans se fracturer ?
Le congrès de fin août dira si le recentrage voulu par Tshisekedi est une relance… ou un dernier sursaut.
Merveille Maleya


