Le procès retentissant de l’ex-ministre de la Justice, Constant Mutamba, prend une tournure inattendue. Accusé de détournement de 19 millions de dollars destinés à la construction de la prison de Kisangani, Mutamba se présente désormais en justicier, déterminé à laver son nom publiquement.
Dans une déclaration chargée d’émotion devant la Cour, il a livré une défense musclée : « Je n’ai pas touché un centime. Ces fonds sont encore logés dans un compte séquestre à la Rawbank. L’histoire me donnera raison. »
Les avocats du prévenu ont réclamé la comparution d’un cortège impressionnant de hauts responsables :
– La Première ministre Judith Suminwa,
– Les anciens et actuels inspecteurs généraux des finances, Jules Alingete et Christophe Bitasimwa,
– Le ministre des Infrastructures Alexis Gisaro,
– Celui des Sports Didier Budimbu,
– L’ex-ministre de la Justice Rose Mutombo,
– Et le patron du guichet unique d’entreprise ainsi qu’Adler Kisula, secrétaire exécutif de la CENAREF.
Dans une tentative de renversement stratégique, Mutamba a pointé du doigt un fait troublant : 17 millions USD issus des réparations versées par l’Ouganda pour les victimes de la guerre de six jours auraient mystérieusement disparu avant sa nomination.
Ce procès devient bien plus qu’une affaire judiciaire : il soulève des questions sur la gestion des fonds publics, le fonctionnement des institutions, et les responsabilités partagées dans la chaîne décisionnelle.
Prochain acte : 4 août, où les témoins convoqués devront livrer leur vérité.
Merveille Maleya


