Plénière du Parlement panafricain — Intervention du sénateur Alphonse Ngoyi Kasanji
Face à l’inertie et aux silences diplomatiques de l’Union africaine, une voix s’est levée sans détour. Celle du sénateur congolais Alphonse Ngoyi Kasanji, qui, dans une allocution vibrante, a dénoncé l’effacement volontaire de la RDC au sein du Parlement panafricain.
Alors que la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies identifiant le Rwanda comme agresseur est restée lettre morte, la motion de soutien à la RDC, pourtant inscrite à l’ordre du jour, n’a même pas été soumise au vote. À l’inverse, celle en faveur de la Palestine a été adoptée sans résistance.
Ngoyi Kasanji ne s’est pas contenté d’un constat : il a interpellé l’âme politique africaine. Son intervention fulgurante a mis en lumière le paradoxe d’une Union africaine qui réclame des réparations pour la colonisation tout en tournant le dos à ses propres peuples.
> « L’Union africaine joue à l’hypocrisie, aux trahisons contre la RDC. Mais ce géant d’Afrique est en train de se réveiller. Le Dieu du ciel est le Dieu de la RDC. »
S’il a fallu aller hors du continent — vers Doha et Washington — pour envisager la paix, c’est parce que le continent, lui, s’est tu. Mais Kinshasa n’abandonne pas. Grâce à cette prise de parole, une mission d’information du Parlement panafricain a enfin été envoyée en RDC. Une avancée obtenue non pas par consensus, mais par la force du verbe.
Ngoyi Kasanji incarne un leadership africain en rupture avec les complaisances institutionnelles. Il n’est pas seulement un sénateur congolais : il est devenu, le temps d’une intervention, le miroir des fractures africaines, et l’expression d’un continent en quête de cohérence et de justice.
Merveille Maleya


