Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a exprimé une ferme volonté de mettre fin aux pratiques abusives aux frontières de la RDC. Lors de la 52e réunion du Conseil des ministres, il a ordonné un suivi rigoureux et une vigilance accrue sur les dysfonctionnements constatés aux postes frontaliers, en particulier dans les aéroports.
Les plaintes récurrentes des opérateurs économiques, voyageurs et visiteurs dénoncent des tracasseries illégales qui freinent la fluidité du commerce et nuisent à l’image du pays.
Le Chef de l’État a rappelé que l’ordre opérationnel aux frontières visait justement à simplifier les procédures, assainir le climat des affaires et renforcer l’attractivité du pays. Il exige que cette réforme soit respectée à la lettre pour garantir un environnement favorable au développement économique.
Face à certaines dérives constatées dans les services de l’État, le Président de la République a ordonné une évaluation sans complaisance de tous les services non essentiels ou non encadrés légalement. Avec pour objectif de restaurer l’autorité de l’État, mettre fin aux comportements déviants et assurer un ordre opérationnel crédible aux frontières du pays.
Il a instruit formellement plusieurs ministres clés, notamment ceux de l’Intérieur, de la Défense, de la Santé, des Transports, du Commerce extérieur, etc., afin d’agir sans délai pour retirer les services non autorisés.
Cette décision s’inscrit dans la volonté présidentielle de préserver l’image des institutions et d’instaurer une gouvernance efficace fondée sur la légalité, la discipline et la responsabilité.
Pour rappel, selon le décret n°036/2002 du 28 mars 2002, seuls quatre services publics sont habilités à exercer aux frontières :
– DGDA(Douanes et Accises)
– OCC (Office congolais de contrôle)
– DGM (Migration)
– Service d’hygiène publique
Cette mesure insiste sur le non-respect de cette réglementation en RDC, et précise que ce décret ne s’applique pas aux structures gérant les ports et aéroports. C’est un appel à l’ordre et à la rationalisation de la présence étatique aux frontières.
Tabitha-Tifanny Moseka


