Face aux rumeurs persistantes sur un rapprochement entre Martin Fayulu et le pouvoir, le leader de l’opposition congolaise a tranché avec fermeté : « Je n’ai jamais négocié la Primature avec le chef de l’État », a-t-il déclaré ce lundi, balayant tout soupçon d’arrangement politique.
Le président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) campe sur une ligne claire : pas de coalition, pas de compromission, mais une ouverture conditionnée à la tenue d’un dialogue national inclusif et transparent. Selon lui, la crise politique qui secoue la RDC exige des réponses concertées et crédibles : « Si des résolutions sont prises dans un cadre consensuel, j’y adhérerai », a-t-il précisé.
D’après Fayulu, une équipe de travail serait déjà constituée au sein du camp présidentiel, en collaboration avec la CENCO et l’ECC, pour définir les modalités de ce dialogue. Mais l’opposant ne cache pas son scepticisme : « J’ai appris que Félix Tshisekedi attendait des accords de Washington… Si c’est cela, que chacun continue à supplier pour avancer », a-t-il lancé, avec une ironie mordante.
Cette déclaration laisse transparaître une critique implicite de la gouvernance actuelle, jugée trop dépendante des puissances étrangères. Elle relance le débat sur la souveraineté politique du pays et la capacité des dirigeants à initier des processus autonomes de sortie de crise.
Sur le front sécuritaire, la coalition Lamuka salue l’accord de principes signé entre le gouvernement et le M23, sous la médiation du Qatar et des États-Unis. Mais elle appelle à la traduction immédiate de ces engagements en actes concrets, en s’appuyant notamment sur la résolution 2686 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Les mesures exigées incluent :
– le cessez-le-feu total,
– le retrait des zones stratégiques occupées,
– le démantèlement des administrations parallèles,
– le retrait inconditionnel des troupes rwandaises.
Fayulu et ses alliés insistent : aucune paix durable ne sera possible sans justice pour les crimes commis à l’Est. Pour eux, vérité et réparation sont les piliers indispensables d’une cohésion nationale authentique.
Merveille Maleya


