Alors qu’il était attendu comme imminent, le remaniement du gouvernement congolais tarde à se concrétiser, attisant impatience, spéculations et tensions en coulisse. Depuis plusieurs semaines, les réseaux sociaux et certains médias bruissent de publications mettant en avant des « bilan positifs » de nombreux ministres ou plutôt, de leur entourage.
Des campagnes de communication subtilement orchestrées se multiplient, affichant réalisations, réformes, projets lancés et gestion « exemplaire ». Chacun tente, à sa manière, de démontrer qu’il mérite d’être reconduit.
Pourtant, la rue gronde toujours : insécurité persistante, pouvoir d’achat en chute, corruption perçue, mauvaise gouvernance… autant de doléances populaires qui contrastent avec ces récits ministériels impeccables.
Un paradoxe criant s’installe ; si tout le monde a bien travaillé, pourquoi les Congolais continuent-ils de se plaindre ?
Le Conseil des ministres du 26 juillet avait été perçu par plusieurs observateurs comme celui des adieux pour les non reconduits. Pourtant, à la surprise générale, un autre conseil est attendu ce vendredi 1er août, avec exactement les mêmes visages autour de la table.
Ce flou alimente une frustration croissante dans l’opinion publique, qui espère un véritable souffle nouveau et des profils alignés aux priorités actuelles du pays. Car au-delà des bilans auto-attribués, c’est le verdict du peuple qui compte et il reste sévère.
Le Président Félix Tshisekedi est désormais face à un choix crucial ; céder à la logique du statu quo, ou marquer un tournant clair avec un gouvernement renouvelé, crédible et au service réel des citoyens.
Tabitha-Tifanny Moseka


