L’image est forte. Solennelle. Et rare. À la Maison-Blanche, sous les dorures de la salle d’apparat, Donald Trump se tourne vers une femme en tailleur sobre, le regard droit : *« Vous aimez vraiment votre pays, et je suis confiant que vous ferez respecter cet accord. »* Cette femme, c’est Thérèse Kayikwamba Wagner, cheffe de la diplomatie congolaise, désormais propulsée sur la scène mondiale.
Moins de cinq mois après sa prise de fonctions, Kayikwamba s’est imposée là où tant d’autres ont échoué : obtenir un accord de paix entre Kinshasa et Kigali, sur fond de tensions exacerbées dans l’est de la RDC. Un défi d’autant plus ambitieux qu’il impliquait de convaincre les chancelleries africaines, les puissances occidentales, et les partenaires régionaux — sans jamais céder sur l’essentiel : la souveraineté congolaise.
De Luanda à Addis-Abeba, en passant par les couloirs feutrés de l’ONU, la ministre a livré un plaidoyer sans relâche. Elle a su incarner une diplomatie à la fois ferme et agile, capable de dénoncer sans braquer, de tendre la main sans se désarmer.
Signé en présence du président américain, de médiateurs qatariens et de hauts responsables africains, le texte prévoit :
– Le *désengagement progressif des troupes rwandaises* et du M23,
– La création d’un *mécanisme bilatéral de sécurité*,
– Et l’engagement d’un *processus régional de reconstruction et réintégration*.
Mais les diplomates restent prudents. « Un accord n’est rien sans volonté politique pour l’appliquer », confie un conseiller de la Maison-Blanche. À Kinshasa, Thérèse Kayikwamba ne se berce pas d’illusions. « La paix ne se signe pas, elle se construit. Jour après jour. » Un mantra qui semble déjà guider sa prochaine étape : veiller à ce que les engagements deviennent réalité.
Pour la RDC, cette signature ne marque pas la fin, mais peut-être un début. Pour Thérèse Kayikwamba, c’est une entrée tonitruante dans l’arène des grands diplomates africains. Une femme de dossiers. Une femme de terrain. Une femme d’équilibre. Et peut-être, une figure d’avenir.
Merveille Maleya


