Suspension bafouée, détournement avéré:  Quand le Ministre Akwakwa et l’IGT Mboma font la honte de la RDC

Suspension bafouée, détournement avéré: Quand le Ministre Akwakwa et l’IGT Mboma font la honte de la RDC

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Le ministère du Travail, censé incarner la justice sociale et la régulation de l’emploi, est aujourd’hui le théâtre d’un désordre institutionnel qui ne doit rien au hasard. Le détournement présumé de 10 millions de dollars destinés à la rétrocession des inspecteurs du travail n’est pas un simple incident administratif : c’est le symptôme d’un effondrement éthique orchestré par ceux-là mêmes qui devraient garantir l’intégrité de l’État.

Au centre de cette affaire, deux figures se renvoient la responsabilité : l’inspecteur général du travail Jean-Paul Mboma, suspendu pour faute lourde, et le ministre Ephraïm Akwakwa, dont la gestion du ministère s’apparente de plus en plus à une démission de l’autorité.

Nommé à la tête du ministère en juin 2024, Ephraïm Akwakwa a rapidement troqué ses promesses de réforme contre une posture d’inaction complice. Il s’était engagé à instaurer un audit rigoureux et à corriger les inégalités liées au SMIG — des engagements aujourd’hui trahis par une gestion confuse, opaque et sans volonté politique. L’affaire des 10 millions de dollars, révélée par son propre inspecteur général, n’a pas provoqué la moindre réaction ferme de sa part.

Son silence, son immobilisme et son refus d’assumer publiquement la crise trahissent une posture de fuite. Il ne s’agit plus d’un manque de vigilance, mais d’une complicité par passivité, dans un système où l’inaction devient une forme de protection des intérêts opaques.

Face à lui, Jean-Paul Mboma ne vaut guère mieux. Suspendu pour faute lourde en février, il a réintégré ses fonctions sans base légale, défiant ouvertement la hiérarchie. Son retour illégal, toléré par le ministre, jette une lumière crue sur l’état de déliquescence du ministère. Et si ses accusations contre le ministre sont graves, elles ne sauraient effacer ses propres zones d’ombre : gestion douteuse, absence de reddition de comptes, et instrumentalisation de son statut pour se poser en pseudo-lanceur d’alerte.

Ce double effondrement — politique et administratif — transforme le ministère du Travail en zone de non-droit. Les règles sont suspendues, les procédures ignorées, les responsabilités diluées. Le ministre laisse faire. L’inspecteur s’impose. Dans ce chaos, plus personne ne respecte sa place : le ministre abdique son autorité, l’inspecteur outrepasse ses fonctions, et l’absence d’interpellation directe entre les deux consacre l’effondrement des repères institutionnels.

Ce désordre n’est pas une fatalité. Il est le fruit d’une gouvernance où l’autorité est abdiquée au profit de calculs personnels, où la fonction publique devient un champ de ruines, et où la République se tait face à ses fossoyeurs.

Le ministre Ephraïm Akwakwa ne peut plus se cacher derrière les dysfonctionnements de ses services. Il est comptable, politiquement et moralement, de ce naufrage. Son maintien à la tête du ministère, sans clarification ni action, est une insulte à l’éthique publique.

Quant à l’inspecteur Mboma, son retour illégal et ses accusations sélectives ne peuvent masquer son propre discrédit. Tous deux doivent être écartés, et une enquête indépendante, assortie de mesures conservatoires immédiates, doit être engagée.

Car tant que ces figures continueront de se neutraliser dans un théâtre d’ombres, c’est la République elle-même qui restera otage de leur duplicité.

Merveille Maleya

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