Face aux défis majeurs que traverse la République Démocratique du Congo, en particulier l’agression persistante à l’Est du pays, le Sénat a adopté le vendredi 13 juin le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2025, initié par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Ce budget d’ajustement se veut un instrument de résilience économique, de rigueur dans la gestion publique et de solidarité nationale.
Une baisse maîtrisée du budget national
Le budget rectificatif s’établit à 50 791 milliards de FC, contre 51 553 milliards initialement, soit une baisse de 1,7 %. Cette révision à la baisse est directement liée aux perturbations économiques induites par la guerre à l’Est, qui affecte le recouvrement des recettes, principalement dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Malgré ce contexte difficile, le Gouvernement a su contenir l’impact de la crise par une gestion responsable, orientée vers la protection des équilibres macroéconomiques et la préservation des priorités sociales.
Des mesures fortes pour rationaliser les dépenses
Sous la coordination de la Première ministre, plusieurs mesures d’austérité ciblées ont été adoptées. Les analystes notent la réduction du train de vie des institutions publiques caractérisée par la baisse des rémunérations, la rationalisation des dépenses de fonctionnement et la diminution des émoluments ministériels.
Ils évoquent aussi la suspension des dépenses non prioritaires, notamment via la limitation des missions, les achats de véhicules strictement encadrés, l’ajournement des évacuations sanitaires non urgentes. Dans la même logique, les crédits de fonctionnement des institutions clés ont été revus à la baisse. Parmi les plus touchées figurent : la Présidence de la République avec -22 430 milliards FC sur les dépenses de personnel. La Primature avec -7 961 milliards FC sur les salaires et -9 milliards FC en ce qui concerne le fonctionnement. L’Assemblée nationale perd 160 milliards FC contre 63 milliards FC. Ces efforts budgétaires permettront de rediriger les ressources vers les urgences sécuritaires, humanitaires et sociales.
Les priorités sociales et les projets structurants préservés
Malgré les ajustements, le Gouvernement a maintenu son engagement en faveur du développement et de la population. Sont intégralement préservés : les projets de voirie urbaine et routes nationales ; les investissements énergétiques ; le Programme de Développement Local des 145 Territoires -PDL 145T- ainsi que les contreparties aux projets des partenaires techniques et financiers. Suminwa a aussi travaillé en sorte que les piliers sociaux demeurent au centre de l’action gouvernementale : gratuité de l’enseignement, couverture santé universelle, protection du pouvoir d’achat et diversification économique.
Une gestion responsable saluée par les partenaires
Le collectif budgétaire 2025 s’inscrit dans la continuité des engagements pris avec les institutions financières internationales. Il bénéficie de l’appui de 165,4 millions USD de la Banque mondiale et 266,7 millions USD du Fonds monétaire international -FEC. Ces soutiens confirment la crédibilité de la politique budgétaire conduite par le Gouvernement Suminwa et la confiance des partenaires dans la stabilité financière du pays. Le texte du projet de loi, désormais adopté par les deux chambres du Parlement, sera transmis au Président de la République pour promulgation.
Tiré de Africa News RDC


