De l’ombre à la lumière : PISTIS Bonongo Tokole, l’architecte de la renaissance de la SOKIMO

De l’ombre à la lumière : PISTIS Bonongo Tokole, l’architecte de la renaissance de la SOKIMO

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La SOKIMO aurait pu disparaître sous les décombres d’une gestion désastreuse, d’un endettement chronique et d’un immobilisme administratif, si ce n’était par la détermination d’un homme : PISTIS Bonongo Tokole.
Nommé Directeur Général en septembre 2022, il hérite d’une entreprise en quasi-faillite et adopte une approche résolument stratégique : technologie, gouvernance et gestion financière. Pistis Bonongo est un ingénieur en mathématique informatique, spécialisé à la conception de Datawarehouse et le développement des outils technologiques en Data mining (bac+5) à l’Université de Kinshasa.

Conscient de l’ampleur du défi, il commence par organiser une retraite de réflexion de trois jours, réunissant toutes les couches sociales de l’entreprise afin d’identifier les problèmes structurels et d’établir un plan de relance réaliste. Cette démarche permet de poser les bases des premières grandes décisions de son mandat.

Grâce à cette approche méthodique, il enclenche immédiatement un travail de fond qui aboutira à la récupération de 10 permis miniers, permettant à la SOKIMO de sécuriser ses droits d’exploitation et d’assurer la reprise progressive de ses activités.

Dès ses premiers jours à la tête de la SOKIMO, Pistis Bonongo Tokole fait face à un défi titanesque.
L’entreprise qu’il dirige n’est plus qu’un vestige minier, rongée par des années de mauvaise gestion, de négligence administrative et de dettes cumulées.

L’état des lieux est catastrophique :
– Une main-d’œuvre vieillissante, avec plus de 70 % des employés proches de la retraite, sans stratégie de renouvellement.
– Des hôpitaux sans médicaments ni équipements, mettant en danger la santé des employés et des familles.
– Des cotisations sociales et décomptes finaux impayés, plongeant les travailleurs retraités dans l’incertitude.
– Une délégation syndicale hors mandat, bloquant toute réforme de la gestion du personnel.
– Des permis miniers caducs, empêchant l’exploitation légale des ressources.
– Une usine archaïque et inopérante, avec un laboratoire chimique sans équipements modernes.
– Une dette massive auprès des banques et créanciers, dont 4 millions USD à la Fibank, entraînant l’hypothèque de biens immobiliers stratégiques.
– Des litiges judiciaires à répétition, entrainant des saisies intempestives des comptes bancaires
– Un système informatique obsolète, rendant la gestion transparente des opérations quasi-impossible.
Et au sommet de cette montagne de difficultés, une créance gouvernementale de plus 70 millions USD.

Une relance concrète qui aboutit à un premier succès historique

Grâce aux efforts stratégiques menés par Pistis Bonongo Tokole et sur fonds propre, la SOKIMO a franchi une étape décisive dans son redressement.
– La récupération de 10 permis miniers a permis de sécuriser les droits d’exploitation, garantissant un cadre légal pour la reprise des activités.
– La modernisation de l’usine de lixiviation de Tarada et du laboratoire chimique de Nizi a renforcé la capacité de transformation et de contrôle de la production minière.
– L’acquisition d’engins miniers (Camions Ben et E xcavatrice) a redynamisé l’exploitation, améliorant l’efficacité opérationnelle.
– Le remboursement de plus d’un million USD sur la dette à la Fibank a atténué la pression financière sur l’entreprise.
– L’installation de la délégation syndicale après plusieurs années
– L’identification du personnel et remise des cartes de service
– Informatisation du système de gestion de l’entreprise
– Mise à niveau de la direction financière au système comptable OHADA révisé (SYSCOHADA).

Ces avancées ont ouvert la voie à la première production d’un lingot d’or, marquant un retour historique de la SOKIMO dans l’industrie minière et démontrant que la relance de l’entreprise est bien une réalité tangible et non un simple projet.

Quand l’État doit agir pour la relance de la SOKIMO

La SOKIMO a démontré qu’une gestion rigoureuse et innovante peut amorcer un redressement malgré des contraintes financières extrêmes. Cependant, l’État congolais détient aujourd’hui la clé d’une relance durable.
Les 70 millions USD dus à l’entreprise ne sont pas qu’une ligne comptable : ils représentent une opportunité de stabilisation économique et de modernisation du secteur minier national. Mais au-delà de ce montant, c’est un accompagnement stratégique dont la SOKIMO a besoin pour consolider ses acquis et accélérer son redéploiement.
En libérant les fonds et en mettant en place un cadre réglementaire plus efficace, l’État pourrait :
– Garantir une exploitation minière conforme aux normes internationales en sécurisant définitivement les permis.
– Créer un environnement de financement adapté, permettant à la SOKIMO d’attirer des investisseurs et de diversifier ses ressources.
– Faciliter l’allègement des litiges et des contraintes fiscales, évitant que chaque avancée soit entravée par des barrières administratives.
– Soutenir le renouvellement des équipements miniers, afin d’optimiser la productivité et de renforcer la compétitivité du secteur.

La SOKIMO avance, mais elle ne peut pas tout porter seul. Il est essentiel que l’État joue pleinement son rôle, non seulement en débloquant les fonds dus, mais aussi en accompagnant une refonte plus globale du cadre minier pour garantir un développement pérenne.
Le moment est venu de passer à l’action et de construire une vision commune, où la relance de la SOKIMO devient un levier de croissance nationale et non un défi solitaire.

Un leadership tourné vers l’avenir

PISTIS Bonongo Tokole ne se contente pas de gérer une entreprise sous pression : il façonne une vision à long terme, où la SOKIMO retrouve sa place parmi les acteurs majeurs du secteur minier.
En défendant une exploitation artisanale responsable, il établit des bases solides pour une gestion durable des ressources, où prospérité et préservation environnementale ne sont plus antagonistes. À travers ses actions, il démontre que la relance de la SOKIMO ne doit pas être un simple sursaut financier, mais une transformation réelle et pérenne.

Cependant, cette ambition ne pourra atteindre son plein potentiel sans un soutien décisif de l’État congolais. Tant que les investissements nécessaires et la dette de 70 millions USD restent bloqués, chaque avancée demeure fragile.

La SOKIMO a prouvé qu’elle pouvait renaître. Maintenant, elle doit prospérer durablement. L’heure est à la responsabilité et à l’action.

Junior BEYA

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