La crise entre Kinshasa et Kigali prend un tournant décisif. Le gouvernement congolais fustige le retrait du Rwanda de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), dénonçant une « manœuvre » visant à éviter toute redevabilité.
Dans un communiqué incendiaire publié le 8 juin 2025, Kinshasa accuse Kigali de se soustraire aux engagements régionaux dès qu’ils impliquent des obligations en matière de droits humains et de souveraineté territoriale. « On ne choisit pas les règles à appliquer : c’est tout ou rien », avertit le ministère congolais des Affaires étrangères.
Le contentieux entre les deux pays s’alimente d’une présence militaire rwandaise en territoire congolais, condamnée par la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une violation flagrante du traité révisé de la CEEAC, qui proscrit toute intervention armée entre États membres.
La RDC, tout en réaffirmant son engagement dans les pourparlers sous l’égide de l’Union africaine, du Qatar et des États-Unis, prévient : aucun processus de paix ne peut servir de paravent à l’impunité.
Kinshasa appelle la communauté internationale à réagir par des mesures concrètes pour garantir la stabilité régionale et le respect du droit. Entre tensions diplomatiques et enjeux sécuritaires, l’Afrique centrale s’avance vers une zone d’incertitude dont les conséquences pourraient être lourdes.
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