Dans une déclaration ferme et sans équivoque, Martin Fayulu, opposant politique de premier plan en République démocratique du Congo, a lancé une accusation explosive contre Corneille Nangaa, président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Selon lui, Nangaa porte une lourde responsabilité dans la crise sécuritaire qui ravage l’est du pays, notamment à travers son implication supposée dans la rébellion M23/AFC, soutenue par l’armée rwandaise.
« Le sang congolais ne peut plus couler avec votre complicité », a-t-il martelé, appelant Nangaa à déposer les armes et à cesser toute forme de collaboration avec les forces hostiles à la paix et à l’unité nationale.
S’adressant également à l’ancien président Joseph Kabila, Fayulu lui demande de quitter la ville de Goma, théâtre de tensions persistantes, et de se rappeler « tout ce que la RDC lui a donné ». Il l’invite à se positionner en acteur de paix, loin des intérêts personnels ou partisans.
Dans un esprit d’apaisement, Martin Fayulu exprime sa volonté de rencontrer le président Félix Tshisekedi. Mais il tient à préciser : « Ce n’est pas pour une faveur, mais pour des échanges sincères ». Il appelle le chef de l’État à soutenir pleinement les initiatives de dialogue national proposées par la CENCO et l’ECC, afin de mettre un terme définitif aux massacres, à la guerre et aux déplacements forcés qui endeuillent le pays.
Un impératif pour la paix et l’unité nationale
Martin Fayulu lance un appel urgent à la responsabilité de tous les acteurs politiques congolais. Face à la souffrance du peuple et aux divisions qui fragilisent la nation, il invite à un dialogue sincère et inclusif, seul chemin possible pour mettre fin aux violences et restaurer la paix durable en RDC. L’avenir du pays dépend de cette volonté collective de tourner la page des conflits et de bâtir ensemble un Congo uni et pacifié.
Merveille Maleya


