RDC: Le spectre de Joseph Kabila réveille les fantômes d’un passé tumultueux

RDC: Le spectre de Joseph Kabila réveille les fantômes d’un passé tumultueux

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Après six ans de silence, Joseph Kabila refait surface, mais au lieu de proposer un avenir, il ravive les blessures profondes d’une nation qui peine à se relever de son héritage. Sa sortie médiatique, censée esquisser un « pacte citoyen », est perçue par le gouvernement comme une tentative maladroite de réhabilitation, un geste qui ignore les ravages laissés derrière lui.

Le Vice-Premier Ministre Lihau Ebua n’a pas caché son mépris face à cette prise de parole. « On dirait qu’il sort d’un coma profond de six ans », lance-t-il, dénonçant une posture qui trahit une nostalgie monarchique en total décalage avec la RDC d’aujourd’hui. La démocratie a avancé, mais Kabila semble figé dans une époque révolue où le pouvoir se confondait avec l’impunité.

Didier Bindimbu enfonce le clou : « Après dix-huit ans de mauvaise foi et de silence, il ressurgit pour alimenter la déstabilisation. » Ce retour inquiète, non pas parce qu’il représente une force politique crédible, mais parce qu’il remue un passé dont les Congolais cherchent désespérément à s’affranchir.

Les souvenirs sont tenaces. Ils portent le poids de milliards détournés, de ressources pillées, d’institutions démembrées. La SICOMINES, la GECAMINES, les actifs miniers bradés : autant de chapitres d’une gouvernance où le pouvoir servait avant tout des intérêts privés.

Mais au-delà des chiffres, ce sont les vies brisées qui marquent la mémoire collective. Les massacres des adeptes de Bundu Dia Kongo, les exécutions de Kamwina Nsapu, les assassinats politiques—autant d’épisodes sanglants qui rappellent que la RDC sous Kabila n’était pas seulement une République à l’économie saignée, mais une nation où la terreur politique était institutionnalisée.

Le gouvernement actuel refuse de laisser cette tentative de retour brouiller les priorités de la République. « Nous rejetons cette mise en scène médiatique avec le mépris qu’elle mérite », martèle Didier Bindimbu. Le pays a trop souffert pour se laisser entraîner dans une nouvelle spirale de manipulation.

Doudou Fwamba renchérit : « Le temps de la confusion est révolu. Ce dont notre peuple veut, c’est la paix et non la guerre. La stabilité ne se négocie pas, et nous ne céderons pas à ceux qui cherchent encore à diviser. » Il insiste sur la nécessité de ne pas retomber dans les pièges du passé : « Nous avons trop perdu, trop souffert. L’histoire nous enseigne que chaque recul nous coûte en vies humaines, en espoir et en avenir. Nous devons protéger notre nation de ces manœuvres irresponsables. »

Son message est clair : la République démocratique du Congo doit consolider ses acquis plutôt que de sombrer à nouveau dans l’instabilité orchestrée par les ambitions personnelles. « Notre engagement est profond envers la République et nos frères et sœurs à l’Est. Trop de sacrifices ont été faits pour que nous laissions place à un retour en arrière. »

La question est claire : la République démocratique du Congo avancera-t-elle vers la stabilité, ou se laissera-t-elle happer par les vieux démons qui cherchent encore à lui imposer leur présence ? La réponse du gouvernement est sans appel : le pays doit choisir l’avenir et non la nostalgie d’un passé douloureux.

Merveille Maleya

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