Le Gouvernement serre la vis sur les marchés publics. La Primature a ordonné la suspension immédiate d’un contrat de gré à gré entre le Ministère de la Justice et Zion Construction SARL, invoquant des irrégularités dans le processus d’attribution.
Dans une correspondance officielle adressée au Ministre d’État en charge de la Justice, le Directeur de Cabinet de la Première Ministre souligne la nécessité d’une approbation formelle, conformément à l’article 15 de la Loi n°10/010 du 27 avril 2010 sur les marchés publics.
Cette suspension ne relève pas d’une simple formalité, mais d’une volonté de contrôle accru des marchés dérogatoires. Pour éclairer la décision, la Primature exige la transmission
*urgente des documents suivants* :
– Le dossier de passation et les avis y afférents ;
– Le rapport d’analyse des offres, ainsi que les procès-verbaux de négociation et d’attribution ;
– Les preuves de marchés similaires réalisés par Zion Construction SARL.
Cette exigence administrative traduit une vigilance accrue face aux contrats attribués sans appel d’offres, souvent critiqués pour leur manque de transparence.
Cette affaire pourrait bien marquer un précédent. La Primature semble vouloir poser les bases d’une gouvernance plus rigoureuse, où chaque contrat devra répondre à des exigences de transparence et de conformité.
Si cette mesure s’inscrit dans une stratégie de renforcement du contrôle, elle soulève néanmoins des questions sur les pratiques passées et les futures réformes. La RDC va-t-elle vers une refonte du cadre de passation des marchés publics, ou s’agit-il d’une intervention ponctuelle ?
Dans l’attente d’une décision définitive, ce dossier reste sous haute surveillance, alimentant un débat plus large sur la gestion des fonds publics et la lutte contre l’opacité.
MM


