La Haute École de Commerce de Kinshasa, anciennement connue sous le nom d’ISC, est actuellement plongée dans une profonde crise qui menace son bon fonctionnement. Selon plusieurs sources internes, de nombreux dysfonctionnements affectent la gestion académique et administrative de l’établissement.
Parmi les principales difficultés, on note des omissions dans les listes de délibération, des problèmes liés à l’attribution des numéros matricules, ainsi que des arrestations arbitraires d’étudiants par la police universitaire. Ces derniers sont parfois transférés de force vers IPKIN, ce qui suscite une vive inquiétude au sein de la communauté estudiantine.
Les étudiants dénoncent également le non-respect des délais pour le dépôt des candidatures, notamment pour ceux inscrits en deuxième année du système ancien. À cela s’ajoutent des tensions au sein du comité académique, exacerbées par le non-paiement des agents, qui contestent la gestion actuelle.
Sur le plan financier, des frais supplémentaires et non justifiés ont été imposés aux étudiants : 10 dollars payés en double pour le stage d’observation, 5 dollars pour la lettre de stage, ainsi que 5 000 francs congolais pour la fiche de cotation. Ces prélèvements suscitent colère et incompréhension.
Face à cette situation explosive, les étudiants demandent aux autorités compétentes – le ministère de l’Enseignement supérieur, le ministère provincial de l’Intérieur, le gouverneur de Kinshasa et la police provinciale – de suspendre l’organisation des élections estudiantines. Ils craignent que la tenue de ces scrutins dans un climat aussi tendu ne déclenche des soulèvements.
La Haute École de Commerce de Kinshasa, qui compte près de 30 000 étudiants, est une institution majeure en République démocratique du Congo. Sa réputation et son avenir dépendent désormais de la capacité des autorités à résoudre rapidement ces conflits et à rétablir un climat de confiance.
La Transparence


