Après une escale stratégique à Luanda, le président togolais Faure Gnassingbé, nouvellement désigné médiateur par l’Union africaine, a rencontré ce mercredi son homologue congolais Félix Antoine Tshisekedi à la Cité de l’Union Africaine. Cette rencontre discrète mais décisive s’inscrit dans la relance du processus de paix Luanda-Nairobi, visant à mettre fin aux hostilités dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Durant près de deux heures, les deux chefs d’État ont échangé sur les contours du processus de médiation et les défis liés au conflit qui oppose la RDC et le Rwanda, notamment autour du soutien présumé du régime de Kigali à la rébellion du M23. Bien que le président togolais soit resté silencieux à l’issue de la réunion, son déplacement éclair et l’urgence de la situation laissent présager une intensification des efforts diplomatiques.
La nomination de Faure Gnassingbé comme médiateur fait suite à la renonciation de João Lourenço, l’ex-président angolais, qui n’a pas réussi à obtenir des avancées significatives. En prenant les commandes du dossier, le chef de l’État togolais affiche la volonté de l’Union africaine de jouer un rôle plus actif dans la résolution des crises internes sur le continent.
Pour mener à bien cette mission délicate, Faure Gnassingbé pourra compter sur une équipe de facilitateurs chevronnés : Uhuru Kenyatta (Kenya), Sahle-Work Zewde (Éthiopie), Catherine Samba-Panza (République centrafricaine), Olusegun Obasanjo (Nigeria) et Kgalema Motlanthe (Afrique du Sud). Ensemble, ils devront coordonner des négociations complexes et tenter d’instaurer une paix durable dans une région où la stabilité reste fragile.
Alors que l’avenir du processus de paix repose désormais entre les mains de cette nouvelle médiation, la communauté internationale observe de près les prochaines étapes. Ce changement de leadership apportera-t-il enfin une issue à la crise sécuritaire qui déchire l’Est de la RDC ? Seul le temps pourra répondre à cette question cruciale.
Merveille Maleya


