Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, est plongée dans un chaos sans précédent. Sous la gouvernance de Daniel Bumba, la ville s’enfonce dans une spirale de dégradation et d’abandon, laissant les Kinois dans un état de désespoir croissant. Les routes sont des champs de bataille, les quartiers sont délaissés, et la population crie à l’aide, mais les autorités restent muettes.
Le boulevard Lumumba, autrefois l’artère vitale de la capitale, est aujourd’hui un champ de nids-de-poule géants. Les lieux emblématiques comme le rond-point Huilerie et l’avenue Victoire, qui devraient incarner la fierté de Kinshasa, sont devenus des obstacles insurmontables pour les habitants. Les efforts de l’ancien gouverneur Gentiny Ngobila et du vice-gouverneur Mulumba Gecoco ont été laissés à l’abandon, sans préservation ni amélioration. Les infrastructures s’effondrent, tout comme la confiance des Kinois envers leurs dirigeants.
Sous la gouvernance de Daniel Bumba, les Kinois sont devenus les témoins impuissants de leur propre abandon. Les catastrophes naturelles, souvent invoquées comme excuse, ne peuvent masquer l’absence totale de planification et de réponse. Des familles entières sont contraintes de passer la nuit dans des stations-service faute de pouvoir rentrer chez elles, incarnant la détresse d’une population oubliée. Où est le plan d’urgence ? Où est la réponse humanitaire ? Ces questions restent sans réponse, et le silence des autorités devient une insulte à la souffrance des habitants.
Présenté comme le choix personnel du Président Félix Tshisekedi, Daniel Bumba devait incarner un renouveau pour Kinshasa. Mais un an après, ce choix s’apparente à une erreur stratégique majeure. Le slogan « Toko beta yango dada », lancé avec enthousiasme, résonne aujourd’hui comme une moquerie cruelle. Le Président, qui avait promis de faire de Kinshasa une vitrine de son mandat, doit désormais répondre à une question essentielle : pourquoi la capitale est-elle laissée à l’abandon ?
Kinshasa mérite mieux. Elle mérite des dirigeants qui la respectent, qui la protègent et qui agissent pour le bien de ses habitants. Mais aujourd’hui, elle est le reflet d’une gouvernance défaillante, d’un abandon systématique et d’une indifférence qui ne peut plus être tolérée. Le temps des excuses est révolu. Kinshasa pleure, et ses habitants crient à l’aide. Il est urgent que le gouvernement prenne ses responsabilités et redonne à la capitale sa dignité perdue.
Merveille Maleya


