Depuis leur arrivée à la tête du ministère des Mines, Kizito Pakabomba Kapinga Mulume et son vice-ministre Godard Matemona se sont lancés dans une mission audacieuse : nettoyer un secteur minier gangrené par des décennies de corruption et d’opacité. Mais alors qu’ils multiplient les réformes pour redonner à l’État congolais le contrôle de ses richesses, une campagne médiatique virulente tente de les faire trébucher. Qui a intérêt à saboter leurs efforts ? Et pourquoi ces réformes dérangent-elles autant ?
En prenant leurs fonctions, Kizito Pakabomba et Godard Matemona savaient qu’ils naviguaient en eaux troubles. Le secteur minier congolais, pilier de l’économie nationale, est depuis longtemps un terrain fertile pour les arrangements douteux et les privilèges occultes. Les deux hommes ont décidé de rompre avec ce passé en mettant en place des réformes courageuses :
Renégociation des contrats déséquilibrés : Les accords léonins signés par le passé, souvent au détriment de l’État, sont désormais revus pour garantir une juste part des bénéfices au peuple congolais.
Digitalisation des services : Une initiative inédite pour réduire les manipulations humaines et renforcer la transparence dans la gestion des flux miniers.
Sanctions exemplaires : Des entreprises opérant en violation du Code minier ont été sanctionnées, envoyant un message clair que l’impunité n’est plus tolérée.
Ces mesures, bien que saluées par certains observateurs comme un tournant historique, ont aussi suscité l’ire d’acteurs puissants habitués à prospérer dans le flou.
Les critiques contre le duo ministériel ne se sont pas fait attendre. Un article récemment publié accuse Kizito Pakabomba de « semer le chaos » et de défier les directives du président Félix Tshisekedi. Pourtant, toutes leurs décisions administratives, y compris la révocation du coordonnateur de la CTCPM (Cellule Technique de Coordination et de Planification Minière), s’inscrivent dans le strict respect des prérogatives ministérielles.
Le vice-ministre Godard Motemona n’est pas épargné. Des accusations de « racket » et de « trafic d’influence » ont été portées contre lui, mais plusieurs sources dénoncent une tentative délibérée de salir son image. Depuis son arrivée, Motemona s’est illustré par un dialogue constructif avec les opérateurs miniers pour améliorer le climat des affaires tout en exigeant le respect strict des obligations fiscales et environnementales. Contrairement aux rumeurs qui circulent, son cabinet est composé d’experts sélectionnés sur la base de leur compétence et non d’affinités personnelles.
Pourquoi ces réformes suscitent-elles autant d’hostilité ? La réponse réside dans les intérêts qu’elles menacent. Pendant longtemps, certains groupes influents ont prospéré grâce à un système faiblement régulé où les passe-droits étaient monnaie courante. En imposant plus de transparence et en fermant les vannes du détournement des ressources minières, Kizito Pakabomba et Godard Matemona bousculent un ordre établi qui profite à une élite restreinte.
Ces attaques médiatiques ne sont donc pas anodines. Elles traduisent la résistance d’un système qui refuse de céder face aux vents du changement. Mais elles révèlent aussi l’ampleur du défi auquel sont confrontés ces réformateurs déterminés.
La bataille qui se joue aujourd’hui au ministère des Mines dépasse les deux hommes à sa tête. Elle pose une question fondamentale : la RDC est-elle prête à tourner définitivement la page de l’opacité pour embrasser une gestion transparente et équitable de ses ressources naturelles ?
Le gouvernement devra trancher entre soutenir ces réformes ambitieuses ou céder aux pressions des forces conservatrices. Une chose est sûre : Kizito Pakabomba et Godard Motemona incarnent une nouvelle vision pour le secteur minier congolais. Et malgré les attaques, leur détermination reste intacte.
Merveille Maleya


