Une tempête sociale menace de déferler sur la capitale congolaise. La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a lancé un cri d’alarme, dénonçant une vague de stigmatisation et de violence ciblant les Congolais s’exprimant en swahili. Mais le gouvernement ne veut pas rester inactif. Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, a convoqué Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, pour une séance de travail explosive prévue ce samedi 1er mars.
L’objectif est clair : obtenir des preuves irréfutables des allégations de discrimination et de violence. Jacquemain Shabani exige des noms, des lieux et des adresses des victimes. Sans ces informations, le gouvernement refuse de bouger. Mais la CENCO est-elle prête à livrer ses cartes ? Le communiqué officiel publié jeudi 27 février par le vice-Premier ministre est sans équivoque : « Nous ne pouvons pas agir sans preuves solides. La cohésion sociale et le vivre-ensemble harmonieux de toutes les communautés en RDC sont en jeu. »
Les évêques de la CENCO ont déjà tiré la sonnette d’alarme, dénonçant une recrudescence de violence basée sur l’expression linguistique, notamment à Kinshasa. La situation est alarmante et nécessite une réponse rapide pour éviter une escalade des tensions intercommunautaires. Mais le gouvernement semble déterminé à ne pas se laisser entraîner dans une spirale de violence sans preuves concrètes.
La bataille des preuves est lancée. La CENCO doit maintenant prouver que ses allégations ne sont pas des rumeurs sans fondement. Mais si elle parvient à fournir les preuves attendues, le gouvernement sera contraint de réagir. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer la réponse du gouvernement et son impact sur la cohésion sociale en RDC. La question est : qui l’emportera dans ce bras de fer ? La CENCO réussira-t-elle à convaincre le gouvernement, ou celui-ci restera-t-il inactif face aux accusations de stigmatisation ? Seul le temps nous le dira.
Merveille Maleya


