La Direction Générale de Migration (DGM) a vivement démenti les allégations selon lesquelles elle aurait confisqué le passeport de Monseigneur Donatien Nshole, Secrétaire Général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO). Cette réaction intervient après que l’archevêque de Lubumbashi, Fulgence Muteba, a accusé la DGM de cette confiscation à Lubumbashi.
Selon un responsable de la DGM, s’il était nécessaire de récupérer le passeport de Mgr Nshole, cela aurait dû se faire à Kinshasa, où il réside habituellement, et non à Lubumbashi. « Pourquoi confisquerions-nous le passeport de Mgr Donatien Nshole et laisserions celui de Mgr Fulgence Muteba alors qu’ils voyagent ensemble ? » a expliqué ce responsable à ACTUALITE.CD.
Parallèlement à cette controverse, la CENCO et l’Église du Christ au Congo (ECC) ont lancé un appel en faveur du projet « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans les Grands Lacs ». Ce pacte vise à mobiliser la population congolaise pour la paix et à renforcer la cohésion sociale dans un contexte marqué par l’insécurité persistante à l’Est de la RDC.
Les dirigeants de ces deux églises affirment que ce projet est le fruit d’un long processus initié en réponse à de nombreuses sollicitations reçues de divers acteurs pour encourager la stabilité dans la région. Depuis plusieurs semaines, ils sillonnent la RDC et certains États de la région pour solliciter l’appui régional à leur initiative.
Cependant, cette initiative est contestée par la famille politique du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi, qui estime que l’église n’a pas pour vocation de piloter des initiatives politiques. Le président Tshisekedi a réaffirmé son attachement aux initiatives régionales, notamment les processus de Luanda et Nairobi, lors de sa rencontre avec sa famille politique. Il attend les conclusions des consultations menées par la CENCO-ECC.
Merveille Maleya


