Imaginez une ville où les rues sont sillonnées par des prédateurs en uniforme, à la recherche de leurs proies : les véhicules mal stationnés. C’est le quotidien à Kinshasa, où les camionnettes de remorquage, surnommées « Kikalungu », règnent en maîtres. Mais derrière cette opération, se cache une histoire de corruption et d’abus de pouvoir qui va vous laisser sans voix.
En novembre dernier, le commissaire provincial de la police, Blaise Kilimbalimba, avait interdit ces opérations de remorquage. Mais les camionnettes continuent de circuler, escortées par des policiers qui ne sont pas ceux de la circulation routière. Ces agents, motivés par la quête de l’argent, font souvent une mauvaise appréciation du code de la route, condamnant des véhicules bien garés à être emportés vers la fourrière de la police Mbata à Bakayawu. C’est comme si la loi n’existait pas !
Au cœur de cette affaire se trouve la société IB.N.N/CAR, spécialisée dans le remorquage et le dépannage. Avec la bénédiction du ministre provincial de l’Intérieur et de la sécurité, elle a déployé ses camionnettes dans les rues de Kinshasa. Mais le gouverneur Daniel Bumba prétend ignorer ce contrat, malgré la présence du logo de l’hôtel de ville sur les quittances de remorquage. C’est un jeu de cache-cache où personne ne veut assumer la responsabilité.
Lundi 24 février, une visiteuse de Scoop RDC a été victime de cette arnaque. Sa voiture, bien garée sur l’avenue Kasavubu, a été emportée par les agents de la société IB.N.N/CAR. Les policiers de circulation routière, présents sur les lieux, ont rejeté cette décision, soulignant l’ignorance du code de la route par les agents impliqués. C’est un système injuste où les citoyens sont soumis à l’arbitraire des agents de l’ordre.
Chaque jour, environ 15 véhicules sont emmenés à la fourrière, générant environ 1 500 USD pour la société IB.N.N/CAR et 525 USD pour la police en amendes. Mais où va cet argent ? Les questions se multiplient : le ministre de l’Intérieur est-il au courant de ces pratiques ? Les fonds perçus par la police atterrissent-ils dans la caisse de l’État ? Le mystère entourant le « Kikalungu » ne fait que s’épaissir, laissant planer le soupçon d’une corruption généralisée.
Il est temps que les autorités prennent des mesures fermes pour mettre fin à ces abus. Nous devons exiger une enquête approfondie pour éclaircir les zones d’ombre entourant ce contrat et garantir que les fonds publics soient bien gérés. La population de Kinshasa mérite mieux que d’être soumise à ces tracasseries quotidiennes. Rejoignez-nous dans cette quête de vérité et de justice ! Ensemble, nous pouvons faire la différence et construire une ville où la justice et l’équité règnent. Le futur de Kinshasa est entre nos mains !
Tiré de Scooprdc.net


