Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, est le théâtre d’une polémique qui secoue les fondements mêmes de la société congolaise. La Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), censée être un symbole d’unité et de paix, est aujourd’hui au centre d’une tempête. Alors que des exécutions et massacres sont perpétrés dans les zones contrôlées par le M23, la CENCO reste étrangement silencieuse. En revanche, dès qu’une rumeur de menace envers les Swahiliphones surgit à Kinshasa, les représentants de l’Église se précipitent pour dénoncer ces menaces avec vigueur.
Cette dualité de traitement suscite des critiques acérées. L’abbé Donatien Nshole, figure emblématique de l’Église, est accusé de semer la division au sein du peuple congolais. Ses déclarations, souvent partiales et mal fondées, ne font qu’aggraver les tensions. Alors que l’Église devrait être un symbole d’unité et de paix, elle semble aujourd’hui être un élément de discorde, renforçant les clivages communautaires plutôt que de les combler.
Où sont les preuves? L’abbé Nshole affirme qu’il y a eu des massacres à Kinshasa, mais où sont les preuves concrètes pour étayer ces allégations ? N’est-ce pas une manipulation pour alimenter les peurs et les divisions ?
Le rapport sur la coalition : Qu’est-ce que la CENCO a réellement observé lors de sa tournée sur le terrain ? Quelles conclusions ont-elles tirées de leurs rencontres avec les acteurs locaux ? Ou bien ces rencontres n’ont-elles été que des parades médiatiques sans contenu réel ?
Le silence assourdissant : Pourquoi la CENCO reste-t-elle muette face aux atrocités commises dans les zones contrôlées par le M23 ? N’est-ce pas une complicité tacite avec les auteurs de ces crimes ?
La CENCO, censée être au cœur du village, semble aujourd’hui être un facteur de division. Alors que le pays a besoin d’unité et de paix, l’Église est accusée de jouer un rôle contraire à sa vocation première. Les Congolais attendent des réponses claires et des actions concrètes pour rétablir la confiance dans cette institution qui devrait être un symbole de réconciliation et d’amour.
La question qui se pose aujourd’hui est : Quel rôle la CENCO jouera-t-elle dans l’avenir ? Continuera-t-elle à être perçue comme un élément de division ou réussira-t-elle à retrouver son rôle d’unificateur ? Seul l’avenir le dira, mais pour l’instant, les signes sont inquiétants.
Merveille Maleya


