Le ministre britannique des Affaires étrangères a prévenu Paul Kagame qu’il pourrait suspendre la coopération et le soutien de la Grande-Bretagne au Rwanda s’il continue son invasion de la RDC.
Au cours d’un appel téléphonique avec le président rwandais, David Lammy, dit lui avoir témoigné le mécontentement de son pays à voir le Rwanda « attaquer vos voisins, et nous sommes clairs sur le fait que nous ne pouvons pas laisser des pays remettre en cause l’intégrité territoriale d’autres pays. Tout comme nous ne le tolérerons pas sur le continent européen, nous ne pouvons pas le tolérer où que ce soit dans le monde. Nous devons être clairs à ce sujet », selon le journal britannique THE GUARDIAN, paru ce mercredi 29 janvier.
Un milliard de dollars d’aides sur la table
Au total, c’est un milliard de dollars de l’aide mondiale reçue chaque année par le Rwanda que l’invasion de la République démocratique du Congo pourrait faire perdre à ce pays.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy déclare être, sur ce point, sur la même longueur d’ondes avec le nouveau secrétaire d’état américain, Marco Rubio, avec qui il avait auparavant parlé de la crise au secrétaire d’État américain, Marco Rubio.
Chaque année, le Rwanda reçoit de la seule Grande-Bretagne environ 32 millions de livres sterling (40 millions de dollars).
Les propos du chef de la diplomatie britannique marquent une rupture avec la politique de Londres jusque là beaucoup plus favorable au Rwanda menée par les gouvernements travaillistes et conservateurs précédents – ainsi que par des personnalités influentes comme Tony Blair.
Dans son discours à la nation, mercredi dans la soirée, le président Tshisekedi s’est inquiété que « le Rwanda continue de violer la charte de l’ONU et les accords régionaux dans le mépris total des règles ».
Le chef de l’état a qualifié la position du Rwanda « d’attitude arrogante » d’un pays face à qui le « silence et l’inaction de la communauté internationale face à la barbarie du régime de Kigali et aux atrocités perpétués par ses supplétifs sur notre territoire, constituent un affront à la RDC mais également aux valeurs universelles de justice et de paix ».
Auparavant, à New-York, la cheffe de la diplomatie congolaise avait déclaré que « le Conseil de sécurité des Nations Unies doit imposer les sanctions ciblées incluant le gel des avoirs et l’interdiction de voyager non seulement contre les membres identifiés de la chaîne de commandement de l’armée rwandaise, mais aussi contre les décideurs politiques responsables de cette agression ».
Selon Thérèse Kayikwamba Wagner, le Conseil de sécurité doit « imposer un embargo total sur les exportations de tous les minerais étiquetés comme Rwandais, révoquer immédiatement le statut du Rwanda en tant que contributeur des troupes en mission de paix de Nations-Unies ».
Le Conseil de sécurité doit aussi « instaurer un régime de notification systématique sur toutes les ventes et transferts d’armes au Rwanda ».
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