La ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), est en proie à de violents affrontements opposant les Forces armées congolaises (FARDC) au groupe rebelle M23, accusé d’être soutenu par le Rwanda.
Des tirs nourris résonnent dans plusieurs quartiers, tandis que des scènes de pillage ont été signalées à Birere, Majengo et aux abords de l’aéroport. Les explosions d’engins continuent de semer la panique et causent des dégâts matériels importants.
De l’autre côté de la frontière, au Rwanda, la situation est également préoccupante. À Rubavu, deux bombes ont frappé le quartier de Mbugangari, blessant une dizaine de civils, selon des sources locales. Le ministère rwandais des Affaires étrangères a dénoncé ces attaques comme une menace sérieuse pour la sécurité et l’intégrité territoriale du pays. Kigali a réaffirmé sa posture défensive, bien que des accusations persistent sur l’implication directe des forces rwandaises dans les offensives sur le territoire congolais.
Face à cette crise, Patrick Muyaya, ministre congolais de la Communication et des Médias, s’est adressé à la population de Goma. Lors d’une déclaration officielle, il a tenté de rassurer les habitants tout en dénonçant ce qu’il a qualifié de « propagande manipulatrice » orchestrée par Kigali. « Aucun centimètre ne sera cédé », a-t-il martelé, réaffirmant la détermination du gouvernement à défendre l’intégrité territoriale du pays.
Le ministre a également exhorté les habitants à rester chez eux et à éviter tout acte de vandalisme ou de pillage. « Le gouvernement continue de travailler pour éviter un carnage et des pertes en vies humaines face aux intentions manifestes du Rwanda », a-t-il ajouté.
Sur le terrain, la confusion règne. Bien que certains soldats congolais soient encore visibles dans les rues de Goma, les combats se poursuivent dans plusieurs zones stratégiques. Les habitants vivent dans une peur constante, tandis que les efforts diplomatiques pour désamorcer cette crise régionale semblent au point mort.
La situation reste critique et suscite une inquiétude croissante tant au niveau local qu’international.
Maleya


