Le président Félix Tshisekedi atterrira à Kinshasa ce jeudi soir après avoir défendu avec force le projet ambitieux du « Corridor vert Kivu-Kinshasa » lors du Forum économique mondial de Davos. Ce plan, présenté comme une réponse stratégique au changement climatique et un levier pour le développement durable en République démocratique du Congo (RDC), a suscité un vif intérêt sur la scène internationale.
Mais à son retour, c’est une tout autre urgence qui l’attend. Dès vendredi, le chef de l’État présidera une réunion cruciale du Conseil supérieur de la Défense, suivie d’un Conseil des ministres. Ces rencontres interviennent dans un contexte explosif marqué par l’intensification des combats entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles du M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Dans un geste symbolique, Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, a décidé d’écourter sa mission officielle à Can Tho, au Vietnam. Selon des sources proches de son cabinet, il regagnera Kinshasa dans les prochaines heures pour « se joindre aux efforts déployés par le Chef de l’État et les FARDC ». Une décision qui témoigne de la gravité de la situation sécuritaire dans l’Est.
Pendant ce temps, sur le terrain, les affrontements s’intensifient autour des localités stratégiques de Sake, à une vingtaine de kilomètres de Goma, et Minova, dans le territoire de Kalehe. Ces combats provoquent des déplacements massifs de populations déjà vulnérables, aggravant une crise humanitaire qui inquiète les organisations locales et internationales.
Face à cette escalade, les autorités congolaises redoublent d’efforts sur deux fronts : des opérations militaires renforcées pour contenir les rebelles et une offensive diplomatique visant à stabiliser ces zones sous pression. Le retour du président Tshisekedi et l’implication directe des hauts responsables politiques marquent une nouvelle étape dans cette lutte pour restaurer la paix et protéger les populations civiles.
Merveille Maleya


