La Directrice Générale de la Caisse d’Épargne du Congo (CADECO), est de plus en plus critiquée pour son style de gestion, jugé autoritaire et solitaire.
Selon des sources internes, la nouvelle DG semble ignorer systématiquement les décisions du Conseil d’Administration, préférant prendre des décisions unilatérales sans concertation.
« Elle gouverne seule, en ignorance totale de tous les membres du Conseil d’administration », explique une source au sein de l’entreprise, déplorant même le manque de communication avec ses collaborateurs directs. Cette situation a conduit à un un climat de méfiance au sein de l’entreprise.
Entre Népotisme et clientélisme
Plusieurs directeurs provinciaux ont été remplacés par des individus réputés proches de Juliette Mughole, ce qui a exacerbé les tensions internes. Ce style de management, perçu comme non inclusif, est largement critiqué, notamment par les responsables locaux qui estiment avoir été écartés sans explication valable.
Face à cette situation, la CADECO semble paralysée. Le manque de cohésion, alimenté par ces conflits internes, empêche l’entreprise de fonctionner normalement. Le climat de méfiance, de division et de manipulation a transformé l’institution en un terrain de lutte de pouvoir, au détriment de son efficacité et de son bon fonctionnement.
En attendant que la situation ne se stabilise, la question reste de savoir si Juliette Bambu Mughole pourra redresser la barre et restaurer la confiance au sein de la CADECO, ou si cette crise interne marquera un tournant définitif pour l’entreprise.
Réaction sans effets de la Présidence
Face à la crise interne qui secoue la Caisse d’Épargne du Congo (CADECO), la Présidence de la République, par l’intermédiaire d’une lettre datée du 6 août 2024, a pris l’initiative d’intervenir. Signée par Anthony Kinzo Kamole, directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, cette correspondance a été adressée aux ministres du Portefeuille et des Finances, les exhortant à prendre des mesures urgentes pour rétablir l’ordre à la CADECO.
L’objectif de cette intervention présidentielle était de mettre un terme aux divisions internes et à la mauvaise gestion qui paralysent l’entreprise publique. Le message insistait sur la nécessité de remettre l’institution sur les rails et de garantir un fonctionnement normal, essentiel pour son bon déroulement.
Cependant, à ce jour, aucune action concrète n’a été entreprise suite à cette demande, laissant persister la crise et exacerbant le climat de méfiance et de division au sein de la CADECO. L’inaction des autorités compétentes alimente les préoccupations des employés et des observateurs de la gestion publique, qui s’inquiètent de la stabilité de l’institution et de l’impact que cette situation pourrait avoir sur ses activités à court et à long terme.
Les autorités incapables?
L’absence de réaction efficace et rapide face à cette crise soulève des questions sur l’engagement réel des autorités à résoudre les problèmes structurels et de gouvernance au sein de cette entreprise stratégique pour l’économie congolaise. La question qui demeure est de savoir si la présidence et les ministères concernés prendront enfin des mesures décisives pour restaurer la confiance et garantir la pérennité de la CADECO.
Dossier à suivre…
PFA


