Dans un contexte de tension croissante, Chantal Moboni, cadre éminent de LAMUKA, a lancé une riposte cinglante aux déclarations du ministre de la Justice, Constant Mutamba. Ce dernier avait récemment mis en garde contre toute relance des activités de l’armée rwandaise et de ses supplétifs du M23, suscitant des interrogations sur la légalité et la pertinence de ses propos.
Invitée du magazine « Le Débat au Féminin », Chantal Moboni n’a pas hésité à critiquer ouvertement les méthodes du ministre, qualifiant ses déclarations de « menaces informelles » qui ne respectent pas les principes d’un État de droit. « Un ministre qui donne des ordres par tweet, c’est inédit et inquiétant », a-t-elle déclaré. Elle a souligné que tout acte ministériel doit être fondé sur un arrêté officiel, et non sur des déclarations informelles qui peuvent semer la peur et l’incertitude.
Chantal Moboni a également dénoncé les menaces proférées à l’encontre des médias, estimant que cela porte atteinte à la liberté d’expression démocratique. « Nous avons besoin de cohésion nationale, de dialogue et de vérité pour sortir de cette crise », a-t-elle insisté. Selon elle, le pays est en danger et nécessite une approche plus constructive pour résoudre ses problèmes, plutôt que de recourir à des menaces qui ne favorisent pas l’expression démocratique.
Cette réponse ferme de Chantal Moboni reflète les tensions actuelles entre les différents acteurs politiques et souligne l’importance d’un État de droit respectueux des lois en vigueur. Elle invite à réfléchir sur les moyens de renforcer la cohésion nationale et de promouvoir un dialogue ouvert, plutôt que de s’appuyer sur des déclarations qui peuvent être perçues comme des menaces. Le défi est maintenant de trouver un équilibre entre sécurité et libertés fondamentales, tout en respectant les principes démocratiques.
Merveille Maleya


