Scandale au Sud-Kivu : Le Gouv Purusi en colère après l’exfiltration par la DGM de chinois accusés d’exploitation illégale

Scandale au Sud-Kivu : Le Gouv Purusi en colère après l’exfiltration par la DGM de chinois accusés d’exploitation illégale

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Une onde de choc a frappé le Sud-Kivu lorsque Jean-Jacques Purusi Sadiki, le Gouverneur, a dénoncé avec véhémence la libération inattendue de 14 ressortissants chinois, arrêtés pour exploitation illégale de minerais dans le territoire de Walungu. Cette affaire, qui met en lumière les tensions entre la province et le gouvernement central, a suscité une indignation palpable parmi les autorités locales et la société civile.

Les Chinois, appréhendés pour séjour irrégulier et absence de permis d’exploitation, ont été relâchés par la Direction Générale des Migrations (DGM) sur ordre de Kinshasa. Cette décision a été qualifiée de « sabotage » par Purusi Sadiki, qui a exprimé son incompréhension face à une situation qu’il considère comme une trahison des efforts déployés pour lutter contre la fraude minière. « C’est une perte colossale pour notre province ! » s’est-il exclamé lors d’une conférence de presse, sa voix empreinte de colère et de frustration.

Les révélations sont alarmantes : ces individus auraient opéré depuis 2021 sans aucun permis valide, extrayant environ 750 kilos d’or d’une valeur estimée à 45 millions de dollars. « Ni la province ni le gouvernement central n’ont perçu la moindre redevance », a souligné Purusi Sadiki. « Ces Chinois n’avaient ni passeports ni autorisations. Leur activité illégale est inacceptable et démontre les pratiques mafieuses qui gangrènent notre secteur minier ! »

La réaction ne s’est pas fait attendre du côté de la société civile. Me Néné Bintu, présidente du bureau de coordination, a dénoncé avec ferveur cette situation qu’elle considère comme une « humiliation » pour le Sud-Kivu. « Qui a permis à ces criminels économiques de fuir ? Nous exigeons des réponses claires et des sanctions sévères contre ceux qui ont facilité leur évasion ! », a-t-elle clamé, galvanisant l’assistance.

Bernard Muhindo, ministre provincial des Finances et acteur clé dans l’arrestation des Chinois, a également pris la parole pour défendre les réformes entreprises afin d’assainir le secteur minier. « Nous ne nous laisserons pas décourager par cette décision », a-t-il affirmé avec détermination. « Notre combat pour la justice et la transparence est plus fort que jamais ! »

Face à cette crise, le Gouverneur Purusi Sadiki a réitéré sa confiance envers le président Félix Tshisekedi pour soutenir ses efforts visant à rétablir l’État congolais dans ses droits. Il a promis des mesures fermes contre les réseaux mafieux opérant dans le secteur minier et appelé à des enquêtes approfondies pour identifier les complices impliqués dans cette affaire.

Ce scandale met en lumière les défis persistants liés à la gestion des ressources naturelles en République Démocratique du Congo. Pour le Sud-Kivu, c’est un moment charnière : prouver que la lutte contre la corruption et l’impunité est bien plus qu’un simple slogan. Les yeux du pays sont rivés sur cette province, espérant que justice sera faite et que l’intégrité prévaudra enfin dans ce secteur vital pour l’économie nationale.

Alors que cette affaire continue d’évoluer, elle soulève des questions cruciales sur la gouvernance et l’avenir du secteur minier en RDC. Le Sud-Kivu se trouve à un carrefour : il doit démontrer sa capacité à défendre ses droits face aux abus et à construire un avenir où les ressources naturelles profitent réellement aux Congolais. La détermination du Gouverneur Purusi Sadiki et des acteurs locaux sera essentielle pour transformer cette crise en opportunité de changement durable.

JBK

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