Air Congo, la nouvelle compagnie aérienne nationale, a été relancée en partenariat avec Ethiopian Airlines, suscitant des interrogations sur la gestion et la représentativité desncongolaise au sein de cette entreprise. Bien que l’État congolais à 51 % des parts, la direction de la société est majoritairement éthiopienne.
Actuellement, le directeur général et le directeur financier d’Air Congo sont tous deux éthiopiens. Cette situation soulève des questions sur la capacité de la RDC à s’approprier sa propre compagnie aérienne. De nombreux observateurs s’interrogent : comment une société dont l’État congolais détient une majorité des actions peut-elle être dirigée par des étrangers ?
En outre, il est préoccupant de constater qu’aucun Congolais n’occupe de postes de directions. Les Congolais qui ont participé à l’élaboration du projet n’ont pas été rappelés, laissant planer un sentiment d’exclusion parmi les acteurs locaux. Alors que le pays aspire à développer son aviation nationale, cette situation soulève des doutes quant à l’engagement réel envers le développement des compétences locales.
La relance d’Air Congo pourrait être une opportunité pour renforcer l’aviation en République Démocratique du Congo. Cependant, pour que cette initiative soit véritablement bénéfique pour le pays, il est essentiel d’assurer une représentation adéquate et une implication significative des Congolais dans les instances décisionnelles. La question demeure : comment garantir que les intérêts congolais soient véritablement pris en compte dans cette nouvelle aventure aéronautique ?
JBK


