« Les autorités morales empêchent l’examen de la motion de défiance contre Gisaro » (Mishiki)

« Les autorités morales empêchent l’examen de la motion de défiance contre Gisaro » (Mishiki)

0 0
Read Time:1 Minute, 54 Second

« Le groupe de députés nationaux nationalistes et patriotes dénoncent l’immixtion des autorités morales dans l’exercice parlementaire. Le mandat de député n’est pas impératif. Le député n’est pas un garçon de course de qui que ce soit, même pas de son autorité morale », s’emporte, sur TOP CONGO FM, Willy Mishiki, élu de Walikale dans la province du Nord-Kivu, après que nombre des députés signataires de la motion de défiance contre le ministre des Infrastructures et Travaux publics, Alexis Gisaro (Photo), ont décidé de se désolidariser « symboliquement » de cette action parlementaire à la suite d’une « injonction » de leurs partis et regroupements politiques.

Vaste blague

« Le retrait des signatures n’a pas de sens conformément à notre règlement intérieur. Lorsqu’une motion de défiance est déposée, on ne peut plus retirer sa signature », pointe Willy Mishiki.

« C’est de la blague ce que j’ai vu avec le Mouvement de libération du Congo (MLC), et d’autres regroupements dont l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A). C’est un outrage à l’Assemblée nationale », clame-t-il.

Et d’ailleurs, « nous mettons en garde notre bureau qui ne doit pas céder à ce genre de chantage. Car, il y aurait aujourd’hui des arrangements pour que cette motion soit transmise à une commission pour examen. Et pourtant, lorsqu’une motion est déposée en bonne et due forme, l’unique possibilité qui reste, c’est son examen en plénière. C’est tout », proclame l’élu de Walikale.

« Le fondement de l’Union sacrée, c’est la défense des valeurs », fait-il observer avant de lâcher : « l’union sacrée n’est pas une organisation criminelle ».

Programmé pour le lundi 25 novembre 2024, l’examen de la motion de défiance contre Alexis Gisaro, est « obligatoirement » renvoyé à une date ultérieure.

« Soucieux de respecter les prescrits des articles 146 et 147 de la constitution ainsi que 235 et 136 du règlement intérieur de l’Assemblée, le bureau communiquera la date du débat et du vote après la transmission formelle », a notamment écrit le rapporteur Jacques Djoli dans un communiqué où il fait état de la « transmission » de ladite motion de défiance « aux services de la Premier ministre et du ministre Alexis Gisaro qui n’ont pas pu recevoir ce courrier en raison de leurs horaires de travail ».

Une motion est, traditionnellement, débattue 48 heures après son dépôt au bureau de l’Assemblée nationale.

topcongo.live

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *