Le parti Nouvel Élan, dirigé par l’opposant Adolphe Muzito, a exprimé son soutien à l’initiative de changement constitutionnel récemment annoncée par le président Félix-Antoine Tshisekedi. Toutefois, cette approbation est conditionnée à la mise en place d’une commission représentative de toutes les forces politiques et sociales, dont la coordination doit être assurée par l’opposition.
Lors d’une activité politique tenue le lundi 25 novembre, le secrétaire général de Nouvel Élan, Blanchard Mungomba, a détaillé les réformes souhaitées par leur parti. Parmi celles-ci figure la titrisation des terres en faveur des communautés locales, ainsi qu’une décentralisation plus effective. Mungomba a souligné la nécessité de revoir le mécanisme et le taux de répartition des recettes nationales et extérieures entre l’État et les provinces, y compris les entités territoriales décentralisées.
De plus, le parti appelle à un transfert concret des compétences exclusives des provinces par l’État et à la fin du bicéphalisme institutionnel au sein de l’Exécutif national. Enfin, Muzito et son équipe insistent sur l’importance d’établir une Constitution définitive, remplaçant celle du 18 février 2006, qu’ils considèrent comme une simple constitution de transition.
Cette position marque un tournant dans le débat politique congolais et pourrait influencer les discussions autour de la révision constitutionnelle en cours.
Merveille Maleya


