Ce mercredi 20 novembre, une première déclaration commune de l’opposition congolaise a été faite au Centre Interdiocésain, marquant une étape significative dans la contestation de la révision constitutionnelle annoncée par le président Félix Tshisekedi.
Des représentants de plusieurs partis politiques, dont Ramazani Shadari du camp Kabila, Bolengetenge, Devos Kitoko, Michel Mwika, Théophile Mbemba et Franklin Tshiamala, se sont réunis pour exprimer leur désaccord face à cette initiative qu’ils qualifient de « dictature ».
Ramazani Shadari a ouvert la séance en lisant la « déclaration contre la dictature et le changement », affirmant que l’opposition est catégoriquement contre toute modification de la Constitution. « Il n’y a rien de plus faux que l’affirmation de M. Félix Tshilombo, déclarant à Lubumbashi que l’article 217 est responsable de l’occupation de nos terres par des étrangers », a-t-il déclaré, dénonçant ce qu’il considère comme une confusion entre souveraineté et cession de terre.
Les membres de l’opposition ont rappelé que, selon l’article 214 alinéa 2 de la Constitution, aucun millimètre du territoire national ne peut être cédé sans l’accord préalable du peuple congolais, consulté par référendum. Ils ont souligné que cette question dépasse les simples considérations territoriales et touche à la souveraineté nationale.
Au-delà des questions constitutionnelles, les opposants ont également insisté sur le fait qu’aucune disposition de la Constitution n’empêche le président Tshisekedi d’améliorer les conditions de vie des Congolais. Ils ont appelé le gouvernement à garantir une rémunération décente pour les militaires, policiers, enseignants et autres fonctionnaires, tout en assurant l’accès à l’eau potable, à l’électricité et à des soins de santé de qualité.
Cette déclaration unie marque une volonté claire de l’opposition de se rassembler face aux défis politiques actuels et d’appeler à un dialogue constructif autour des véritables préoccupations du peuple congolais.
Merveille Maleya


