Dans le but d’assurer un « access contrôl »rigoureux des étrangers dans les sites en RDC, Félix Tshisekedi durcit le ton et donne aux ministres sectoriels des instructions fermes quant à ce.
Le gouvernement congolais a décidé de resserrer l’étau sur l’accès des étrangers dans zones minières.
Cette mesure conservatoire résulte de la dernière réunion du Conseil des ministres.
Bien que la libéralisation du secteur minier ait ouvert ces zones aux investisseurs, le gouvernement souligne que « l’abandon du régime d’interdiction de circulation des étrangers » ne doit pas être perçu comme une naïveté. Ainsi, renseigne la source, les ministres de l’Intérieur et des Mines doivent établir un « dispositif de contrôle rigoureux » aux frontières des zones minières. Ce dispositif visera à vérifier l’identité des personnes souhaitant entrer dans ces zones et à s’assurer qu’elles détiennent les autorisations nécessaires.
La même source note que la lutte contre les pratiques de prête-nom, souvent utilisées pour masquer des activités illégales, sera intensifiée.
Au regard de cette disposition ferme prise par Félix Tshisekedi, les ministres disposent d’un délai d’un mois pour présenter un rapport détaillé sur les mesures mises en place et leurs résultats au Chef de l’État.
De l’avis de plusieurs analystes, cette mesure démontre noir sur blanc, la détermination du gouvernement à protéger les ressources naturelles tout en maintenant un climat d’affaires attractif vis-à-vis des investisseurs étrangers.
Par ailleurs, il convient de noter que les ministres concernés se sont vus accordés un délai d’un mois pour présenter au président de la République un rapport détaillé sur les mesures prises et les résultats obtenus. Cette mesure ne doit aucunement pas souffrir d’une quelconque faille dans son exécution.
Basile MUYA


