SOKIMO :  Les arriérés de 118 mois de salaire remontent à 2010 avant le DG Pistis Bonongo

SOKIMO : Les arriérés de 118 mois de salaire remontent à 2010 avant le DG Pistis Bonongo

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Accablé par des polémiques autour d’une grève montée de toutes pièces dans le but de lui faire porter le chapeau, Pistis Bonongo sort de son silence pour fixer l’opinion sur cette prétendue grève qui serait liée à plusieurs mois d’impayement.

Une fois désigné Directeur Général de la SOKIMO en 2022, Pistis Bonongo Tokole s’est battu seul comme un diable dans un bénitier pour régulariser la situation salariale des agents et cadres de la société minière de Kilo-Moto, remuant ciel et terre pour payer 17 mois de salaire en deux ans de gestion. Chose que ses prédécesseurs n’ont pas su faire pendant une longue période de règne.

Dans une intervention dans un média local, Pistis Bonongo peint clairement le tableau de sa gestion rationnelle des ressources humaines et financières de la SOKIMO. « Nous étions nommés en septembre 2022. J’ai trouvé des travailleurs démotivés. J’ai payé 4 mois de salaire en 2022 pour les motiver. En 2023, j’ai payé 8 mois sur 12 mois d’arriérés. En 2025, j’ai subséquemment payé 5 mois sur 10 mois de travail. Donc, j’ai au total payé 17 mois sur les 24 mois de travail accumulés depuis mon avènement à la direction générale », a-t-il révélé, précisant que ces arriérés de salaire de 118 mois revendiqués par les grévistes remontent de 2010, soit 12 ans avant sa désignation à la tête de la SOKIMO.
Et de poursuivre : « L’argent provenant de notre partenaire (Kibali Gold mines) ne nous permet pas de payer les agents et d’épurer tous ces mois d’impayements. L’enveloppe salariale de la SOKIMO est supérieure à l’argent venant de nos partenaires ».

Selon le DG de la SOKIMO, faire fonctionner cette entreprise du portefeuille requiert beaucoup plus d’argent. « Il nous faut 500 millions de dollars américains pour relancer la SOKIMO. Mais, il nous faut 50 à 70 millions de dollars pour relancer la production de la SOKIMO », a-t-il dit.
Évoquant ses réalisations depuis sa nomination il y a 2 ans, Pistis Bonongo indique qu’il a fait un diagnostic afin de connaître les vrais problèmes qui minent la SOKIMO : « Nous avons organisé une retraite de 3 jours avec les experts tant internes qu’externes, à ce sujet afin de cogiter ensemble pour sortir la SOKIMO du bourbier alors qu’elle était frappée par la déchéance des titres miniers ».

Pour ce faire, il avait mis en place une commission en vue de travailler avec le cadastre minier. A l’issue de ces travaux, CAMI a dû restituer dix permis de recherche et d’exploitation.
A en croire le DG Pistis Bonongo, la descente aux enfers de la SOKIMO a commencé depuis 1997. « Elle (SOKIMO) ne produisait plus de lingot d’or depuis deux décennies », a-t-il signalé avec regret. Parmi les causes de cet arrêt de fonctionnement, il y a notamment « l’entrée de l’AFDL et la megestion.
Le Président Tshisekedi qui avait promis aux habitants de l’Ituri la relance de la SOKIMO a donné des directives claires au DG Pistis Bonongo. « Il voulait que la SOKIMO soit relancée. Raison pour laquelle, nous avons construit et réhabilité l’usine de traitement et production sur financement propre. Nous avons construit, réhabilité et équipé avec les matériels de dernière génération notre laboratoire. Nous avons acquis de nouveaux engins miniers », a dit Directeur général de la SOKIMO.

Et de poursuivre : « Tous ces efforts ont permis de produire un premier lingot d’or. Ça veut dire que la SOKIMO a repris la production de l’or, après plus de deux décennies. Les moyens ont été trouvés dans nos quotes-parts à travers nos partenariats. Nous avons un partenaire principal avec Kibali. Mais, les moyens sont limités. Ce lingot d’or sera commercialisé. Ça fait partie des réserves stratégiques du pays. Et nous allons le vendre à la Banque centrale du Congo ».
Malgré la production de ce premier lingot d’or, rappelle le DG Pistis Bonongo, « nous nous sommes fixés comme objectif d’améliorer notre production. Nous travaillons, nous actualisons le plan de relance de la société ».

Fort malheureusement, au-delà de toutes ces évidences, le Directeur général de la SOKIMO est victime de cabale monté contre lui dans les officines des ennemis de l’essor de cette entreprise publique. En effet, rien n’explique une haine viscérale à l’encontre d’une personne qui se bat pour relever SOKIMO du trou abyssal dans lequel cette dernière se trouvait.

Junior BEYA

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