Gêné par la gestion rigoureuse du conseil d’administration de l’office national des transports, le Directeur général de l’ONATRA remue ciel et terre pour diaboliser le travail de titan abattu par le conseil d’administration installé il y a plus d’une année.
Comme ce fut dans ses habitudes d’évoluer en électron libre, exempté de tout contrôle sérieux, le Directeur général Martin Lukusa se lancent dans une bataille perdue d’avance.
Pourtant, l’exercice du contrôle permanent de la gestion assurée par la direction, rentre dans les missions régaliennes et prérogatives dévolues au Conseil d’administration de l’ONATRA.
Au regard des propos mensongers crachés dans l’opinion dans un seul but de détourner l’attention et manipuler cette dernière, il importe d’apporter certains éclairages sur le travail du conseil d’administration qui s’est engagé à assurer la gestion quotidienne de l’ONTRA, en transformant les administrateurs en mandataires actifs.
Contrairement à la gestion du Directeur général de l’office congolais des transports qui s’évertuait à diriger la société dans le total non respect des textes légaux et règlements régissant l’entreprise et délimitant les pouvoirs des organes statutaires en l’occurrence, la direction générale, le conseil d’administration et l’Assemblée générale.
Alors que l’acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique ( OHADA ) prévoit trois types des sociétés anonymes parmi lesquelles l’on trouve : la société anonyme avec un PDG ( Président Directeur Général ) et société anonyme avec un ADG ( Admnistrateur Directeur Général ) ainsi que la société anonyme avec un Conseil d’administration, cas de l’ONATRA SA.
Dans sa parfaite confusion, Martin Lukusa entend soumettre l’ONATRA sous une gestion d’une société anonyme avec en tête d’affiche un Admnistrateur Directeur Général. Pouvons-nous parler de l’ignorance ou semblant d’ignorance, car il est sensé maîtriser toutes ces évidences.
Pour ce qui est du cas de l’ONATRA, le conseil d’administration d’une société anonyme détient dans ses prérogatives le pouvoir de déterminer les orientations des activités de la société au quotidien. En outre, le conseil d’administration est tenu de veiller à la mise en œuvre et l’exercice d’un contrôle permanent de la gestion qu’assure le Directeur Général.
Ce qui équivaut à affirmer sans aucune crainte d’être contredit, que le DG dans une société anonyme redevable de sa gestion vis-à-vis du conseil d’administration qui exerce un suivi permanent et rigoureux, par le biais des comités spécialisés gérés chacun par un administrateur. ( Cfr l’article 20 alinéa 5 et 6 des textes statutaires de l’office national des transports ).
À ce titre, le suivi effectué par le conseil d’administration sur la gestion quotidienne assurée par le directeur général ne peut nullement pas être remise en cause ni considérer comme une immixtion sous quelques formes que ce soit.

Quid des resources financières et immobilières?
Le directeur général de l’ONATRA, se permet depuis des lustres à ranger la gestion de l’entreprise ne relevant pas d’ailleurs de l’objet social de la société.
Martin Lukusa s’évertue à signer plusieurs contrats de sous-traitance, teintés de népotisme et clientélisme, en accordant à ses amis et proches parents ainsi que ses membres de famille dont les cas du genre sont légion.
Plusieurs cas de détournements avérés sont à mettre dans l’actif du DG Martin Lukusa qui a au-delà de nombreux dérives dans sa gestion, a signé un contrat d’assainissement du port de Kinshasa et de l’hôpital de Kauka par des entrepreneurs privés pour un coût de plus de 130.000 dollars américains par mois, pendant qu’un personnel qualifié est à l’inspection d’assainissement entrain de tourner les pouces faute d’occupation dans leur domaine.
Par ailleurs au sujet de l’amortissement de la dette de l’ONATRA vis-à-vis des Banques. Ici il faut indiquer qu’il est question des crédits contractés depuis plusieurs années par ses prédécesseurs, dont les modalités d’amortissement avaient été négociées et fixées (initiative du DG MUKOKO SAMBA à l’époque), suivant les quotités mensuelles qui sont opérées automatiquement sans effort de la part du DG Martin Lukusa.
Quant au payement des décomptes finals des Retraités par le DG LUKUSA.
C’est une déclaration fausse et mensongère. Car bien avant sa nomination comme Directeur Général ai, ses prédécesseurs ont payé les décomptes finals dont la plus grande opération est intervenue en 2013. Martin Lukusa n’a eu à payer que les acomptes grâce au crédit obtenu auprès de la banque EQUITY BCDC.
Ainsi sur un total de 1.230 retraités désignés pour bénéficier des décomptes finals, seuls plus ou moins 450 ont perçu des acomptes uniquement. Et le reste des fonds ont pris d’autres voies que seul Martin Lukusa connaît la destination.
Car l’on doit se demander à quelle rubrique la différence a été affectée. Martin Lukusa peut-il justifier courageusement avec plus de détails l’affectation de 21.000.000 USD reçus de EQUITY BCDC ?
À cette autre accusation contre le PCA qui selon les affirmations imaginaires du DG Martin Lukusa, serait entouré exclu d’un groupe de Ne-Kongo. Cette affirmation est tout sauf vraie.
Car, si à l’ONATRA SA il y a la manifestation de népotisme et de clientélisme, c’est dans le chef du DG Lukusa Martin qui congédie et déloge certains retraités pour loger ses copines et parents. Il affecte à des postes de responsabilités ses frères et les agents de son obédience, concrètement, ceux de son parti politique RUSSEP. C’est ainsi qu’il s’acharne sur les agents, membres de l’UDPS qu’il désaffecte à volonté de leurs fonctions, en les accusant de l’avoir conspué devant le Chef de l’Etat, lors de la cérémonie de paiement symbolique des décomptes finals aux retraités de l’ONATRA.
Par contre, l’effectif des membres de cabinet du PCA reflète un équilibre sur le plan géopolitique et les Ne Kongo ne sont même pas majoritaires. Ce qui est vérifiable ! Voilà un mensonge cousu de fil blanc.
Néanmoins, il urge de rappeler que le Conseil d’Administration et son Président n’ont aucun intérêt à créer un climat de tension ou de se livrer à l’intoxication des agents et cadres autour de la gestion de la société.
Aux antipodes, ils ne sont guidés que par le souci de la relance des activités de la société qui n’est possible que par une collaboration franche et sincère entre le Conseil d’Administration et la Direction Générale, sur le fond de respect strict des textes légaux et réglementaires qui régissent la société.
À ce titre, le DG Lukusa est donc appelé de se départir de ses anciennes manies, en arrêtant de se victimiser mais en cherchant à instrumentaliser le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, Voies de Communication & Désenclavement et celui du Portefeuille pour qu’ils interagissent à sa faveur.
En lieu et place de s’adonner à la victimisation pour avoir des sommités du pays à sa cause, il est plutôt préférable que le DG Martin Lukusa, se mette en ordre avec les textes réglementaires qui guident l’office national des transports.
Toutefois, les services compétents de l’Etat (la Cellule Economique de l’ANR, l’IGF, et la Cour de Compte, sans oublier le Parquet) peuvent en profiter afin de diligenter une mission d’audit sur la gestion de l’ONATRA SA depuis l’avènement du DG Martin Lukusa jusqu’à à ce jour. Cette démarche va permettre à l’Etat Congolais, Actionnaire Unique de l’ONATRA, de s’apercevoir de la gestion calamiteuse, théâtrale et folklorique assurée par Martin Lukusa, afin de déterminer les responsabilités entre le Conseil d’Administration et la Direction Générale qui ont occasionné la descente aux enfers de la société, matérialisée par : l’incapacité notoire de payer le salaire du personnel sans recourir à la subvention d’équilibre grâce à la RLT (cessation de paiement) , l’interruption du trafic ferroviaire Matadi-Kinshasa depuis une année et demi et l’irrégularité du trafic fluvial ( la mort de l’objet social de la société), la spoliation du patrimoine immobilier et foncier de la société avec des contrats léonins.
L’office national des transports est l’une d’épines dorsales de l’économie nationale.
À cet effet, la personne qui gère au quotidien cette société, doit être d’une probité morale, intellectuelle et professionnelle irréprochables.
Le directeur Martin Lukusa n’a qu’un seul choix, celui de quitter la zone ténébreuse et s’inscrire dans la ligne droit du changement pour une gestion rationnelle devant contribuer à relever l’ONATRA.
JBK


