Depuis plusieurs semaines, les enseignants, unis au sein de la Synergie des syndicats des enseignants du Congo, mènent une grève afin de réclamer de meilleures conditions de travail et le respect des engagements du gouvernement.
Loin de faiblir, le mouvement de grève s’est radicalisé dans plusieurs provinces du pays. Au Nord-Kivu, les enseignants ont décidé de durcir leur position, paralysant ainsi de nombreuses écoles de la région. Pareil au Kongo Central, où les enseignants sont déterminés à poursuivre la grève jusqu’à ce que leurs revendications soient entendues.
De nombreux élèves sont privés de cours, mettant en péril leur avenir. Face à cette situation, certains parents, comme ceux du Lycée Chirezi à Bukavu, ont pris l’initiative de prendre en charge les enseignants pour assurer la continuité des enseignements.
Le gouvernement congolais se retrouve sous une forte pression. Les syndicats des enseignants exigent le paiement des arriérés de salaire, l’amélioration des infrastructures scolaires et une revalorisation de leurs carrières. Pour l’heure, les négociations n’ont pas abouti et la situation reste bloquée.
Si la grève est largement suivie dans plusieurs provinces, des disparités sont observées. À Kananga et Bunia, les perturbations sont moins importantes. À Kalemie, les écoles conventionnées catholiques ont repris les cours, suite à un appel de leur syndicat.
Le gouvernement devra trouver rapidement des solutions pour répondre aux revendications des enseignants et garantir le droit à l’éducation pour tous. Les syndicats, de leur côté, maintiennent la pression pour faire valoir leurs droits.
Keren Bolenge


