Le Ministre de la Justice et garde des sceaux, Constant Mutamba, a récemment pris des mesures décisives pour transformer le système pénitentiaire en République Démocratique du Congo. Pour ce faire, au cours d’une réunion tenue à Kinshasa Mercredi 21 août, le patron de la justice congolaise a convoqué tous les responsables des établissements pénitentiaires afin de leur rappeler l’importance d’appliquer rigoureusement la législation en vigueur et de veiller à des conditions de détention dignes.
le Ministre de la justice a exprimé des attentes claires : « Aucun prisonnier ne doit passer la nuit à même le sol. » Constant Mutamba a souligné que l’État fournit des ressources suffisantes pour garantir un traitement humain des détenus. Il a aussi averti que des sanctions seraient appliquées en cas de manquement graves à ces directives.
Le Ministre de la justice s’est apaisanti sur la nécessité de ne pas compromettre leur carrière en négligeant leurs responsabilités, en tant qu’autorité directe de l’administration pénitentiaire.
En effet, la nouvelle législation introduit plusieurs changements significatifs, entre autres le régime de semi-liberté permettant aux détenus de bénéficier d’une certaine liberté sous conditions.
Il y a également la suspension ou le fractionnement des peines qui offre plus de flexibilité dans l’application des peines.
Par ailleurs la commission d’application des peines quant à elle, permet de créer un cadre pour évaluer et gérer les peines infligées.
Subséquemment, la protection maternelle et infantile vise à renforcer les droits des femmes et des enfants en milieu carcéral.
En outre, la loi impose une obligation de réinsertion sociale pour les détenus à la fin de leur peine et garantit la libération immédiate des personnes dont la détention n’est pas prolongée par l’autorité compétente.
Le Patron de la justice a aussi abordé la question de la corruption, en mettant en garde contre les pratiques mafieuses qui peuvent exister entre les directeurs de prisons et certains magistrats.
D’après Constant Mutamba, « Le développement dépend de la volonté, pas des moyens».
Il a souligné que l’intégration de comportements mafieux ne découle pas d’un manque de ressources, mais d’un choix d’éthique et de la déontologie.
Après avoir inspecté plusieurs établissements pénitentiaires, dont les prisons centrales de Makala et militaire de Ndolo, ainsi que celles de Kisangani et le camp de détention de Luzumu, Constant Mutamba a affirmé qu’il ne tolérerait plus les pénuries de vivres dans les prisons. Il a réitéré l’engagement du gouvernement à fournir les ressources nécessaires pour améliorer les conditions de vie des détenus tout en promettant de veiller à ce que ces ressources ne soient pas détournées.
Néanmoins, ces initiatives visent, en somme d’instaurer un système pénitentiaire plus humain et plus efficace, tout en renforçant l’éthique et la responsabilité au sein des institutions judiciaires.
Merveille MALEYA


