OCHA déplore le silence de l’Occident après le massacre de plus 630 décès à l’Est de la RDC

OCHA déplore le silence de l’Occident après le massacre de plus 630 décès à l’Est de la RDC

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L’agence onusienne regrette un silence collectif de la communauté internationale, après de plus 630 civils par les djihâdistes ADF en six mois au Nord-Kivu et en Ituri.

Face à la descente aux enfers des régions de Beni et Lubero dans le Nord-Kivu et Mambasa et Irumu dans l’Ituri, qui sont secouées depuis près d’une décennie par l’activisme terroriste des ADF, la coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies regrette un silence général observé sur la question.

En marge de la célébration de la journée mondiale dédiée à l’aide humanitaire le 19 août dernier, Bruno Le Marquis, coordonnateur humanitaire en République Démocratique du Congo, a fait état de plus de 630 civils massacrés entre janvier et juillet 2024, soit une moyenne de près de 100 personnes abattues chaque mois.

Le coordonateur de OCHA juge la situation dramatique et en appelle à une mobilisation collective pour stopper les violences dans l’Est du Congo, violences qui, selon lui, amenuisent d’ailleurs les chances de voler au secours des personnes vulnérables mettent la vie des acteurs humanitaires en danger.

« Au cours de dernières semaines, nous avons été témoins d’une flambée inquiétante d’attaques des groupes armés contre les populations civiles dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Entre janvier et juillet, par exemple, plus de 630 civils ont tragiquement été tués. Malgré la gravité de ces tueries et de ces souffrances, le monde ne s’est pas suffisamment indigné par cette situation catastrophique. Cette absence d’indignation collective questionne profondément notre humanité et notre capacité à prévenir et à agir contre la violence systématiques qui déciment des milliers d’innocents en RDC », s’est interrogé avec étonnement Bruno Le Marquis.

Par ailleurs, il a fait mention de six humanitaires qui ont été tués en plein exercice de leur mission alors que onze autres ont été enlevés au cours de plus de deux-cents incidents qui visaient les acteurs humanitaires, principalement dans la partie orientale.

Le Nord-Kivu et l’Ituri sont aujourd’hui les provinces les plus exposées du pays suite aux actions des groupes armés dont le plus cruel est l’ADF, un groupe armé d’origine ougandaise mais qui s’est métamorphosé en mouvement terroriste.

Depuis octobre 2014, les djihâdistes ADF sont responsables de plus de Quinze mille morts, et des milliers personnes d’autres enlevées, plusieurs centaines des véhicules et maisons brûlées ou pillées, selon les chiffres avancés par les acteurs sociaux dans la contrée.

Depuis le 30 novembre 2021, les armées congolaise et ougandaise sont en opération conjointe contre ce groupe terroriste qui se présente comme une menace commune entre les deux Etats même si jusqu’ici, les résultats demeurent encore très faibles, au regard des attentes sécuritaires des communautés victimes.

Jean NGAVIRO

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