Un vol d’Air China, devant relier Quzhou à Chengdu, a été annulé jeudi 4 juillet après qu’une passagère a déployé par inadvertance le toboggan d’urgence d’un Airbus A320.
Un incident qui rappelle l’importance du rappel des règles de sécurité en avion. Alors qu’elle cherchait les toilettes, une passagère qui n’avait jamais pris l’avion a ouvert la porte de secours d’un avion et déployé par la même occasion le toboggan d’urgence d’un Airbus A320 à l’aéroport de Quzhou, dans la province du Zhejiang en Chine.
« Il n’y a eu aucun bruit lorsque le toboggan s’est déployé, a précisé un passager au Chongqing Morning Post. « Lorsque le toboggan d’évacuation est sorti, même les hôtesses de l’air ont été surprises », a précisé un autre au South China Morning Post cité par le New York Times.
Après cet incident survenu vers 20h45 le 4 juillet, le vol d’Air China à destination de Chengdu n’a pas pu décoller comme prévu. « Ils ont annoncé un nouveau retard, puis ont annulé le vol et nous ont emmenés dans un hôtel », a ajouté un témoin.
La passagère a confirmé à la police qu’elle prenait l’avion pour la première fois. Elle risque tout de même de devoir payer des dommages et intérêts. « Selon l’avion, l’ouverture d’une porte de secours peut coûter entre 100 000 et 200 000 yuans (12 700 et 25 000 euros) et immobiliser l’avion pendant plusieurs jours », a expliqué un expert de l’aviation cité par Shine.
« Presque toutes les sorties d’avion s’ouvrent vers l’intérieur. Certaines se rétractent vers le haut dans le plafond, d’autres se balancent vers l’extérieur, mais elles s’ouvrent d’abord vers l’intérieur », note Patrick Smith, pilote de ligne et auteur du blog Ask The Pilot. Mais lorsqu’un avion vole à son altitude de croisière (10 000 m), une porte ne peut pas s’ouvrir, car elle est verrouillée électroniquement.
En mai 2023, le passager d’un A321 opéré par Asian Airlines était parvenu à ouvrir une issue de secours en pleine phase d’atterrissage en Corée du Sud, à environ 200 m du sol. Bertrand Vilmer, expert en aéronautique au cabinet de conseil Icare, expliquait au Parisien qu’à « cette altitude il n’y a pas de dépressurisation », empêchant les passagers d’être aspirés dehors. L’incident avait tout de même fait une dizaine de blessés légers.
Le Parisien


