Washington au cœur du débat congolais : Tshisekedi retourne l’argument de la « vente du pays » contre ses adversaires

Washington au cœur du débat congolais : Tshisekedi retourne l’argument de la « vente du pays » contre ses adversaires

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‎« J’ai vendu le pays ou j’ai aidé le pays à se relever ? » Devant les Congolais de Moscou, vendredi 30 octobre, Félix Tshisekedi a défendu le partenariat stratégique conclu avec les États-Unis. Le président congolais reproche à ses adversaires de vouloir désormais préserver un accord qu’ils avaient vivement contesté.
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‎En marge du sommet Russie-Afrique, le chef de l’État est revenu sur les critiques suscitées par le rapprochement entre Kinshasa et Washington. À ses yeux, les récentes déclarations de certains opposants confortent le choix diplomatique de son gouvernement : après l’avoir accusé d’avoir « vendu le pays », ils envisagent à leur tour de maintenir ce partenariat s’ils accèdent au pouvoir.
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‎« Aujourd’hui, ils commencent à dire qu’eux aussi, une fois aux affaires, ils vont également accepter ce partenariat. Mais finalement, j’ai vendu le pays ou j’ai aidé le pays à se relever ? », a-t-il lancé.
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‎Félix Tshisekedi n’a pas limité sa réponse au fond de l’accord. Il a également attaqué les intentions de ses détracteurs, qu’il accuse d’entretenir la confusion dans l’opinion plutôt que de défendre les intérêts de la population.
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‎« Leur souci était de garder les Congolais dans la distraction et, entre-temps, eux étaient en train de régner », a-t-il ajouté.
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‎Les déclarations de la C64 illustrent le décalage que dénonce Félix Tshisekedi : la coalition entend préserver les engagements pris avec Washington, tout en posant ses conditions à leur mise en œuvre.
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‎Cette charge intervient alors que plusieurs voix de l’opposition précisent leur position sur les engagements pris avec Washington. Si leurs déclarations ne remettent pas nécessairement en cause la poursuite du partenariat, elles en contestent la lecture politique faite par le pouvoir.
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‎Réunie pendant deux jours à Rome, la coalition C64 a ainsi défendu la préservation des engagements stratégiques issus de l’Accord de Washington, tout en insistant sur les conditions de leur mise en œuvre.
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‎Dans sa déclaration finale, lue par Delly Sesanga, elle affirme que ces engagements doivent profiter aux deux pays. Elle met en avant la stabilité, l’amélioration du climat des affaires et la lutte contre la corruption, sous la conduite de dirigeants légitimement élus.
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‎La coalition insiste également sur le respect de la Constitution du 18 février 2006, notamment de son article 220, qui protège entre autres la limitation des mandats présidentiels. Sa position lie ainsi le maintien du partenariat au respect des règles encadrant l’exercice du pouvoir en RDC.
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‎En défendant le partenariat stratégique avec les États-Unis, Félix Tshisekedi assume un choix diplomatique dont ses détracteurs eux-mêmes n’envisagent plus nécessairement la remise en cause. Sans effacer les divergences sur les conditions de son application, cette volonté de préserver l’accord conforte sa position : le rapprochement avec Washington ne saurait être réduit à une « vente du pays ». Pour le chef de l’État, l’enjeu est désormais de traduire cette ouverture en résultats tangibles. C’est sur ce terrain, celui des résultats et des bénéfices pour les Congolais, que son initiative mérite d’être jugée, au-delà des accusations politiques.
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‎Merveille Maleya
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