Dans le territoire de Watsa, province du Haut-Uele, l’inquiétude grandit. Sa Majesté Likambo Saradgba Basangbolo Sylvestre, chef du groupement Anguleyi dans la chefferie Bangba Mayogo, alerte sur une recrudescence inquiétante des actes d’insécurité qui paralysent sa communauté.
Lundi dernier, trois voleurs armés ont été brûlés vifs par des habitants excédés, après une série de cambriolages dans les sites miniers. Les opérateurs économiques, notamment ceux de la carrière Don de Dieu, avaient déjà été victimes de ces bandes qui imposent la peur et la désolation.
Ce recours à la justice populaire, que le chef coutumier condamne avec force, traduit le désarroi d’une population qui ne se sent plus protégée par les institutions.
Relayant l’avertissement de son supérieur hiérarchique, Son Altesse Joseph Maganda Nekinyape, chef de la chefferie Bangba Mayogo, Sa Majesté Likambo Saradgba invite ses administrés à dénoncer tout cas suspect et à collaborer étroitement avec les services de sécurité et de renseignement.
« Le rôle de la population, rappelle-t-il, n’est pas de rendre justice par la violence, mais d’appréhender les malfaiteurs et de les remettre aux autorités compétentes. »
Face à une insécurité devenue quotidienne — vols, cambriolages, tueries — le chef coutumier plaide pour un renforcement immédiat des effectifs policiers. Selon lui, le groupement Anguleyi est désormais un théâtre permanent d’actes criminels, au point qu’il ne se passe pas une journée sans incident.
Cette insécurité chronique, déplore Sa Majesté, empêche la population de vaquer librement à ses activités et bloque l’élan de développement du groupement. « Il y a urgence à stopper cette hémorragie sécuritaire », insiste-t-il, appelant les autorités provinciales et nationales à intervenir sans délai pour restaurer la paix et la confiance.


