Le 39ᵉ sommet de l’Union africaine placé sous le signe de l’eau et de la paix

Le 39ᵉ sommet de l’Union africaine placé sous le signe de l’eau et de la paix

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La capitale éthiopienne accueille depuis ce vendredi 14 février 2026 le 39ᵉ sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA). Pendant deux jours, les dirigeants du continent se penchent sur des enjeux vitaux : la gestion durable de l’eau, la sécurité alimentaire, la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) et les crises sécuritaires persistantes.

L’un des moments symboliques de ce rendez-vous est la passation de la présidence de l’UA. Le Burundais Évariste Ndayishimiye prend le relais de l’Angolais João Lourenço. Mais derrière le cérémonial, les débats restent dominés par les foyers de tension : l’est de la République démocratique du Congo, le Sahel, la Libye et le Soudan.

Le sommet est aussi l’occasion pour le Togo de présenter son rôle dans la médiation entre Kinshasa et Kigali. Le président Faure Gnassingbé, mandaté par l’UA, a multiplié les déplacements dans la région des Grands Lacs. Une réunion préparatoire tenue à Lomé en janvier avait déjà posé les bases d’une nouvelle architecture de médiation, associant plusieurs cofacilitateurs et un secrétariat conjoint UA-organisations régionales.

À Luanda, une rencontre entre João Lourenço, Félix Tshisekedi, Faure Gnassingbé et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo a débouché sur une proposition de cessez-le-feu entre Kinshasa et la rébellion du M23, soutenue par Kigali. L’Angola suggère une entrée en vigueur le 18 février, sous réserve d’une déclaration publique d’acceptation des parties. Un dialogue intercongolais devrait ensuite s’ouvrir dans la capitale angolaise.

Malgré l’implication de Washington, où Donald Trump a parrainé des accords entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame, les tensions persistent. Les discussions de Doha, menées par le Qatar, peinent elles aussi à produire des résultats tangibles. Les engagements pris – cessez-le-feu, déclaration de principes, accord-cadre – restent largement inappliqués sur le terrain.

Ce sommet illustre une volonté affirmée : ne plus subir les crises mais y répondre par une diplomatie africaine proactive. Entre médiations régionales, initiatives continentales et coordination avec les partenaires internationaux, l’Union africaine tente de bâtir une stratégie cohérente pour la paix et le développement.

Merveille Maleya

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