La République Démocratique du Congo (RDC) a officiellement demandé la création d’une commission internationale d’enquête pour faire la lumière sur les violations des droits de l’homme commises sur son territoire. Cet appel a été lancé lors d’une session spéciale du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui s’est tenue ce vendredi à Genève.
Le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, a porté la voix de la RDC devant le Conseil, insistant sur la nécessité d’établir les responsabilités dans les crimes commis. « Face à cette situation, la République Démocratique du Congo appelle à la mise en place d’une Commission internationale d’enquête pour examiner les violations des droits de l’homme commises dans notre pays, » a-t-il déclaré. L’objectif, selon le ministre, est de « rendre des recommandations pour tenir les auteurs responsables. »
Outre la demande d’enquête, la RDC a également soumis une série de propositions visant à prévenir de futures atrocités. Parmi celles-ci, le renforcement des mécanismes de surveillance et d’alerte précoce, ainsi qu’une meilleure coordination entre la MONUSCO, les forces de sécurité congolaises et les acteurs régionaux. L’accent est mis sur la protection des civils et la prévention de nouvelles escalades de violence.
Cette initiative onusienne intervient dans un contexte régional particulièrement délicat. La réunion du Conseil des Droits de l’Homme coïncide avec un sommet crucial à Dar es Salam, où les chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et de la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC) sont réunis. Au cœur des discussions : la crise entre la RDC et le Rwanda, accusé de soutenir le groupe armé M23. Les processus de Luanda et de Nairobi, visant à une résolution pacifique du conflit, seront au centre des échanges. L’objectif est clair : amorcer une désescalade durable et ramener la paix dans la région.
Merveille Maleya


