Le président national du parti politique Renouveau Patriotique (SO-CONGO), Me Justin Molima, claque la porte à toute complaisance. Réagissant à la déclaration finale du conclave de la C64 à Rome, ce leader politique démonte le double jeu de l’opposition et révèle les dessous financiers d’un silence qu’il qualifie de complicité de guerre.
La sortie finale de la Coalition Article 64 (C64) dans la capitale italienne continue de provoquer un véritable séisme politique à Kinshasa. Pour le président national de SO-CONGO, Me Justin Molima, les masques sont définitivement tombés. L’ambiguïté textuelle des opposants réunis autour du Cardinal Fridolin Ambongo ne relève pas de la diplomatie, mais d’une allégeance structurelle.
« La C64 est la branche politique du FRN de Kabila »
Me Justin Molima tranche dans le vif de l’actualité et brise le tabou de l’omertà politique : « La C64 est tout simplement la branche politique du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) de Joseph Kabila. Voilà pourquoi ils sont incapables de condamner ce dernier : il en est le bailleur de fonds incontournable. »
Pour le leader du Renouveau Patriotique, le peuple congolais doit comprendre que l’on ne peut pas mordre la main qui vous nourrit. En refusant de citer et de condamner l’ancien président officiellement passé à la sédition armée, Martin Fayulu, Moïse Katumbi et leurs alliés protègent avant tout leur source de financement, quitte à sacrifier l’éthique républicaine sur l’autel de leurs ambitions.
Le piège de la médiation : Une insulte aux institutions et au peuple
L’autre dérapage majeur dénoncé par le président de SO-CONGO concerne la volonté affichée par les prélats et la C64 d’initier des rencontres séparées avec le pouvoir et la rébellion. Pour Me Justin Molima, vouloir jouer le rôle de médiateur dans ce contexte est une hérésie constitutionnelle :

« Chercher à mettre le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, sur le même pied d’égalité qu’un condamné à mort comme Joseph Kabila est une chose totalement inacceptable », martèle Me Justin Molima.
Une posture intenable pour de prétendus « gardiens »
L’avocat et chef de parti fustige l’incohérence morale d’une coalition qui s’auto-proclame protectrice des lois de la République : « Une coalition qui prétend défendre la Constitution mais qui se montre incapable de condamner celui qui a pris les armes pour tuer des Congolais, c’est tout simplement impensable. »
SO-CONGO appelle ainsi la population congolaise à rejeter les résolutions de ce conclave, qualifié de distraction téléguidée depuis l’étranger. Pour Me Justin Molima, l’heure n’est plus aux arrangements politiques à l’italienne, mais au soutien indéfectible aux forces armées pour écraser la rébellion et préserver la patrie.
La Transparence


