Le ministère des Finances a durci le ton face aux entreprises actives dans le secteur des jeux d’argent. Dans un communiqué rendu public, il rappelle que tous les opérateurs – casinos, paris sportifs, loteries, concours de pronostics et activités assimilées – sont soumis aux obligations fiscales prévues par la législation en vigueur.
Le ministère précise que deux prélèvements doivent être acquittés par les sociétés concernées :
- La taxe d’autorisation d’exploitation, condition préalable à l’ouverture et au fonctionnement d’une entreprise de jeux de hasard.
- La taxe ad valorem, appliquée aux gains réalisés par les joueurs.
Les opérateurs sont invités à se rapprocher des services compétents pour retirer les notes de perception nécessaires au paiement.
L’avertissement vise également les entreprises qui exercent sans agrément officiel. Celles-ci doivent se faire enregistrer et régulariser leur situation administrative et fiscale avant le 31 mars 2026. Passé ce délai, elles s’exposeront aux sanctions prévues par la réglementation.
Cette mise au point traduit la volonté des autorités de renforcer la régulation d’un secteur souvent critiqué pour son opacité et de garantir une meilleure collecte des recettes fiscales. Elle marque aussi une étape dans la réaffirmation de l’autorité de l’État sur les flux financiers générés par les jeux d’argent.
En fixant un ultimatum, le ministère des Finances envoie un message clair : les opérateurs doivent choisir entre la conformité et l’illégalité. Pour les autorités, il s’agit d’assainir un secteur lucratif mais fragile, où la transparence et le respect des règles fiscales deviennent désormais incontournables.
Merveille Maleya

Jeux d’argent : le ministère des Finances fixe un ultimatum aux opérateurs
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